Billets de alefa

Décision n°08-CES/D du 17 août 2013 relative aux demandes en révision de la décision n°01-CES/D du 3 mai 2013.

La Cour Electorale Spéciale,

Vu la Constitution ;
Vu l’ordonnance n°2001-003 du 18 novembre 2001 relative à la Haute Cour Constitutionnelle ;
Vu la loi organique n°2012-005 du 22 mars 2012 portant Code électoral ;
Vu la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la quatrième République ;
Vu la loi n°2011-014 du 28 décembre 2011 portant insertion dans l’ordonnancement juridique interne de la Feuille de route ;
Vu la loi n°2012-014 du 26 juillet 2012 portant création d’une chambre spéciale dénommée Cour Electorale Spéciale au sein de la Haute Cour Constitutionnelle ;
Vu la loi n°2013-008 du 1er août 2013 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°2012-014 du 26 juillet 2012 portant création d’une chambre spéciale dénommée « Cour Electorale Spéciale » (CES) au sein de la Haute Cour Constitutionnelle ;
Vu l’ordonnance n°2013-002 du 12 août 2013 portant loi organique modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 relative à l‘élection du premier Président de la quatrième République ;
Vu le décret n° 2013-154 du 12 mars 2013 fixant les conditions d’application des dispositions de la loi organique n° 2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la quatrième République ;
Vu le décret n°2013-606 du 9 août 2013 abrogeant le décret n°2012-978 du 7 novembre 2012 et constatant la nomination des nouveaux membres élus et désignés au sein de la chambre spéciale dénommée « Cour Electorale Spéciale » (CES) au sein de la Haute Cour Constitutionnelle ;
Les rapporteurs ayant été entendus ;
Après en avoir délibéré conformément à la Constitution et à la loi ;

Considérant qu’aux termes de l’article 9-3 nouveau de la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la quatrième République :
« La demande en révision de la décision n°01–CES/D du 3 mai 2013 arrêtant la liste des candidats à l’élection du premier Président de la quatrième République, est admise :
- Si la décision a été rendue sur des pièces fausses, ou
- S’il y a une fausse information résultant des pièces du dossier, ou
- S’il y a une anomalie de la décision dans l’application ou l’interprétation de la loi.

La demande en révision est ouverte :
- à tous les candidats déclarés éligibles par la décision n°01-CES/D du 3 mai 2013 sus citée ;
- aux Chefs des Institutions et aux Présidents des organes de la Transition prévus par la Feuille de route;
- aux signataires de la Feuille de route.

Les demandes en révision doivent être motivées et parvenir à la Cour Electorale Spéciale dans un délai de deux jours au plus tard après la publication de la présente Ordonnance.
La Cour Electorale Spéciale statue sur le fond de ces demandes dans un délai de trois jours au plus tard après sa saisine, dans le strict respect des dispositions constitutionnelles, législatives et réglementaires en vigueur relatives aux conditions d’éligibilité des candidats et de recevabilité des dossiers de candidature.
La décision de révision sera publiée immédiatement. »

EN LA FORME :

Sur la recevabilité des requêtes :

Considérant, d’une part, que sieur RAKOTOMAHANINA Andrianiaina Franklin James demande la révision de la décision n° 01-CES/D du 03 mai 2013 arrêtant la liste des candidats à l’élection du premier Président de la quatrième République afin de réinsertion de sa candidature et d’allocation de dommages et intérêts s’élevant à 41.000.000 d’Ariary ;

Considérant que la candidature du requérant n’a pas été retenue par ladite décision ; qu’ainsi, il n’est pas habilité à saisir la Cour de céans, en application des dispositions de l’article 9-3 nouveau de la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 sus visée ;

Considérant que la candidature de dame SAVARON Malala n’a pas été non plus retenue par la Cour Electorale Spéciale ; que sa requête en révision doit être déclarée irrecevable ;

Considérant d’autre part que des requêtes ont été introduites pour demander la révision de l’ensemble de la liste des candidats à l’élection du premier Président de la quatrième République ;

Considérant que ces demandes tendent à la vérification par la Cour Electorale Spéciale du respect des prescriptions légales relatives à la candidature ;

Qu’il échet d’en prendre acte et que c’est ainsi que la Cour de céans a procédé à la vérification de tous les dossiers de candidature et ce conformément aux dispositions de l’article 46, alinéa premier de la Constitution et des articles 5, 6 et 8 de la loi organique n° 2012-015 du 1er août 2012 ;

Considérant qu’alors, les requêtes présentées par l’ESCOPOL, l’Ampela Manao Politika et sieur RAJAONARIVELO Pierrot ont été examinées par la Cour malgré qu’elles n’aient été dirigées contre personne dénommée ;

Considérant que toutes les autres requêtes, régulières en la forme, doivent être déclarées recevables ;

Sur la compétence de la Cour Electorale Spéciale :

Considérant qu’aux termes des dispositions de l’article 32, alinéa premier de la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la quatrième République : « La Cour Electorale Spéciale est compétente pour connaître de toute requête ou contestation qui pourrait s’élever tant au sujet des actes qui constituent les préliminaires des opérations électorales que de tous ceux qui ont trait au déroulement du scrutin. » ;

Considérant que les requêtes relatives à la révision de la liste des candidats à l’élection présidentielle relèvent de l’examen des actes préliminaires aux opérations électorales et rentrent ainsi dans la compétence de la Cour Electorale Spéciale ;

Considérant toutefois que l’article 32 de la loi sus-citée n’a pas clairement fixé les conditions et modalités relatives aux recours aux fins de contestation ou de réclamation de l’établissement de la liste des candidats à l’élection présidentielle ;

Considérant que pour remédier à la carence de la loi, l’ordonnance n° 2013-002 a été adoptée en Conseil des ministres pour modifier et compléter certaines dispositions de la loi n°2012-015 relative à l’élection présidentielle pour garantir le droit de recours qui demeure en tout temps un principe constitutionnel ;

Considérant en conséquence que la décision n° 01– CES/D du 3 mai 2013 arrêtant la liste des candidats à l’élection du premier Président de la quatrième République peut faire l’objet de révision, donc révocable, dans les trois cas suivants : décision rendue sur des pièces fausses, fausse information résultant des pièces du dossier, anomalie de la décision dans l’application ou l’interprétation de la loi ;

AU FOND :

Sur le principe de la demande en révision :

Considérant que la Cour Electorale Spéciale, conformément aux dispositions des articles 9-3 nouveau et 32, alinéa premier de la loi n° 2012-015 du 1er août 2012, est habilitée à procéder à la révision de la décision n° 01-CES/D du 03 mai 2013 arrêtant la liste des candidats à l’élection du premier Président de la quatrième République ;

Considérant que c’est ainsi que la Cour de céans a reçu et examiné les requêtes émanant de l’ESCOPOL, du Président du Comité de Suivi et de Contrôle de l’application de la Feuille de route, des sieurs VITAL Albert Camille, LEZAVA Fleury Rabarison, TEHINDRAZANARIVELO Djacoba Alain, VONINAHITSY Jean Eugène, RAJAONARIVELO Pierrot Jocelyn, LAHINIRIKO Jean et de dame RABEMANANTSOA Brigitte Ihantanirina ;

Considérant que les demandes en révision ont été motivées et parvenues à la Cour Electorale Spéciale dans le délai légalement prescrit ;

Considérant que les principaux moyens soulevés par les requérants relèvent notamment des conditions de recevabilité des dossiers de candidature, de celles de l’éligibilité et de la question relative à la résidence ;

Sur les conditions de recevabilité du dossier de candidature de sieur RAJOELINA Andry Nirina :

Considérant que les requérants soutiennent que le dépôt de la candidature de sieur RAJOELINA Andry Nirina le 03 mai 2013 est entré en violation de l’article 6 du décret n°2013-154 du 12 mars 2013 fixant la clôture du dépôt de candidature le 28 avril 2013 à 17 heures ;

Considérant qu’en son mémoire en défense, sieur RAJOELINA Andry Nirina réplique, entre autres, que le retard constaté a été dû à un cas de force majeure résultant de l’impossibilité de déposer en personne certaines pièces du dossier, lui-même ayant été en mission officielle à l’extérieur du territoire national ;

Considérant que le délai fixé par le décret n°2013-154 du 12 mars 2013 constitue une formalité substantielle, dont la violation entraîne légalement la forclusion ;

Considérant que la mission extérieure invoquée par l’intéressé ne saurait constituer un cas de force majeure ;

Considérant ainsi que la décision n°01-CES/D du 03 mai 2013 ayant accepté la candidature de sieur RAJOELINA Andry Nirina comporte une anomalie dans l’application de la loi et doit être révisée, la candidature ayant été déposée en dehors du délai légalement prescrit ;

Qu’il échet d’annuler la candidature de sieur RAJOELINA Andry Nirina à l’élection présidentielle ;

Sur les conditions d’éligibilité des candidats :

Sur la condition de résidence sur le territoire national :

Considérant qu’en application des dispositions de l’article 46 de la Constitution, tout candidat aux fonctions de Président de la République doit, entre autres conditions, résider sur le territoire de la République de Madagascar depuis au moins six (06) mois avant le jour de la date limite fixée pour le dépôt de la candidature ;

Considérant qu’aux termes des dispositions de l‘article 5-1 de la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012, outre les conditions prévues à l’article 46 de la Constitution, tout candidat aux fonctions du premier Président de la quatrième République doit : « résider physiquement sur le territoire de la République de Madagascar depuis au moins six mois avant le jour de la date limite fixée pour le dépôt des candidatures et être domicilié sur le territoire de la République de Madagascar au jour du dépôt du dossier de candidature » ;

Concernant la candidature de dame RAVALOMANANA Lalao Harivelo née RAKOTONIRAINY :

Considérant que les requérants soutiennent que la candidate susnommée n’a pas rempli la condition légalement prescrite relative à l’obligation de résider physiquement sur le territoire national depuis au moins six (06) mois avant le jour de la date limite fixée pour le dépôt de candidature ;

Considérant qu’en ses mémoires en défense, la candidate expose, entre autres, en premier lieu, la nécessité de respecter l’autorité de la chose jugée de la décision n°01-CES/D du 03 mai 2013 et, en deuxième lieu, que son absence du territoire national est due à des obstacles de droit et de fait constituant un cas de force majeure ;

Que dame RAVALOMANANA Lalao Harivelo née RAKOTONIRAINY estime qu’elle a toujours manifesté sa volonté de rentrer au pays mais qu’elle a été victime d’interdiction d’entrer dans le pays successivement le 19 février 2011, le 21 janvier 2012 et en particulier le 27 juillet 2012 suite à un refoulement manu militari vers une destination non prévue et non connue ;

Considérant dès l’abord que l’acte établissant la liste des candidats à l’élection présidentielle peut faire l’objet de révision tel que prescrit par les nouvelles dispositions de la loi ; qu’ensuite les obstacles de droit et de fait soulevés ne constituent pas un cas de force majeure mais plutôt des mesures administratives qui échappent à l’examen de la Cour de céans ;

Qu’en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, notamment de la certification officielle émanant du Directeur Général de la Police Nationale en date du 12 août 2013, que la candidate RAVALOMANANA Lalao Harivelo née RAKOTONIRAINY est seulement arrivée sur le territoire national le 12 mars 2013 par un vol spécial en provenance de Johannesburg, soit moins de 06 mois avant le 28 avril 2013, jour de la date limite fixée pour le dépôt de candidature ;

Qu’alors, elle ne satisfait pas aux conditions légales pour être éligible ; que la décision n°01-CES/D du 03 mai 2013 l’incluant dans la liste des candidats à l’élection présidentielle est entachée d’anomalie dans l’application de la loi relative à la condition de résidence ;

Qu’il échet d’annuler la candidature de RAVALOMANANA Lalao Harivelo née RAKOTONIRAINY;

Concernant la candidature de sieur RATSIRAKA Didier Ignace :

Considérant que les requérants demandent l’annulation de la candidature de sieur RATSIRAKA Didier Ignace, pour non-respect de la condition de résidence physique prescrite par la loi ;
Considérant qu’en son mémoire en défense, le candidat soutient, entre autres, qu’il a été empêché de rentrer au pays par une décision arbitraire de l’Administration constituant un cas de force majeure et qu’il a toujours résidé à Madagascar ;

Considérant d’une part que le certificat de résidence au nom du candidat versé au dossier ne mentionne aucune date et que, d’autre part, la Direction Générale de la Police Nationale certifie qu’il est seulement arrivé à Madagascar le 18 avril 2013 par un vol en provenance de Paris ;

Considérant ainsi que la candidature de sieur RATSIRAKA Didier Ignace ne satisfait pas à la condition de résidence physique requise par la loi ;

Qu’il échet d’annuler sa candidature, la décision n° 01-CES/D du 03 mai 2013 étant entachée d’anomalie dans l’application de la loi ;

Concernant les candidatures des sieurs RAFALIMANANA Ny Rado, KOLO Christophe Rolland Roger, JULES ETIENNE Rolland, RAKOTOMALALA Marcel Fleury et de dame RASOLOVOAHANGY Roseline Emma:

Considérant que les requérants soutiennent que les candidats sus-cités n’ont pas résidé à Madagascar depuis au moins six (06) mois avant le jour de la date limite fixé pour le dépôt des candidatures ;

Considérant qu’en son mémoire en défense, le candidat RAFALIMANANA Ny Rado estime que son cas échappe aux trois catégories de motifs de demande en révision prescrits par la loi, d’autant plus qu’eu égard à ses activités économiques, ses déplacements fréquents à l’extérieur relèvent d’une obligation professionnelle ;

Considérant qu’en son mémoire en défense, le candidat RAKOTOMALALA Marcel Fleury avance qu’aucune preuve n’est apportée par le Comité de Suivi et de Contrôle de l’application de la Feuille de route pour permettre à la Cour de céans d’apprécier le fondement des prétentions et des moyens invoqués et que ses déplacements effectués à l’étranger concernent ses activités professionnelles par lesquelles il participe à l’essor économique du pays ;

Considérant que le candidat JULES ETIENNE Rolland tient à affirmer, en son mémoire en défense, qu’il a été bien présent à Madagascar plus de 06 mois avant le jour de la date limite de dépôt de candidature comme l’attestent les pièces versées au dossier dont les certificats de résidence datés de l’année 2012 et d’octobre 2012 ;

Considérant, en particulier, que concernant le candidat KOLO Christophe Rolland Roger, la Cour de céans a pu relever, au cours de la vérification des pièces du dossier, de fausses informations résultant de deux certificats de résidence ;

Considérant cependant que les certifications officielles émanant de la Direction Générale de la Police Nationale concernant ces candidats font ressortir que leur présence physique sur le territoire national est inférieure à six (06) mois avant le 28 avril 2013, jour de la date limite fixé pour le dépôt des candidatures ;

Qu’ainsi, la décision n° 01-CES/D du 03 mai 2013 demeure entachée d’anomalie dans l’application de la loi et prise sur la base d’une fausse information résultant des pièces du dossier;

Qu’il échet d’annuler les candidatures des sieurs RAFALIMANANA Ny Rado, KOLO Christophe Rolland Roger, JULES ETIENNE Rolland, RAKOTOMALALA Marcel Fleury et de dame RASOLOVOAHANGY Roseline Emma;

Concernant la candidature de sieur VITAL Albert Camille :

Considérant que les requérants soutiennent que le candidat VITAL Albert Camille n’a pas rempli la condition légale de résidence physique depuis au moins six mois à Madagascar en ce qu’il n’a pas démissionné de son poste d’Ambassadeur de Madagascar en Suisse et doit ainsi être considéré comme résident en Suisse ; qu’il y aurait fausse interprétation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques relative à la notion d’extraterritorialité ;

Considérant qu’en son mémoire en défense, le candidat expose qu’une ambassade est considérée comme une émanation de l’Etat accréditant et que dans ce sens, elle constitue un prolongement du territoire national ; que de telle affirmation est corroborée par la jurisprudence au niveau international ;

Considérant en plus que nommé Ambassadeur, le candidat estime qu’il est considéré comme en mission diplomatique et lié par là même statutairement à l’Administration de l’Etat accréditant et reste par conséquent un citoyen jouissant pleinement de ses droits civils et politiques ;

Considérant que sieur VITAL Albert Camille affirme que sa résidence principale se trouve toujours à Madagascar comme l’attestent les pièces versées au dossier fournies par les autorités compétentes ;

Considérant que le statut territorial d’une ambassade de Madagascar à l’étranger ne peut prêter à confusion en ce qu’elle constitue un prolongement du territoire national ;

Considérant que l’affectation d’une personnalité comme Ambassadeur dans un pays étranger n’enlève rien à ses droits civils et politiques et ce, conformément aux dispositions de l’article 7 de la Constitution ;

Considérant qu’en tout cas, le candidat continue à résider physiquement sur le territoire national ;

Qu’il échet de rejeter les requêtes tendant à l’annulation de sa candidature, comme non fondées ;

En conséquence,

Article premier.- Se déclare compétente pour l’examen des demandes en révision de la décision n°01-CES/D du 03 mai 2013 arrêtant la liste des candidats à l’élection du premier Président de la quatrième République.

Article 2.- Déclare irrecevables les requêtes formulées par sieur RAKOTOMAHANINA Andrianiaina Franklin James et dame SAVARON Malala, pour défaut de qualité.

Article 3.- Déclare recevables toutes les autres demandes en révision.

Article 4.- Annule les candidatures de sieur RAJOELINA Andry Nirina, de dame RAVALOMANANA Lalao née RAKOTONIRAINY, de sieur RATSIRAKA Didier Ignace, pour anomalie de la décision dans l’application de la loi.

Article 5.- Annule les candidatures de RAFALIMANANA Ny Rado, KOLO Christophe Rolland Roger, JULES ETIENNE Rolland, RASOLOVOAHANGY Roseline Emma et RAKOTOMALALA Marcel Fleury, pour anomalie de la décision dans l’application de la loi et pour fausse information résultant des pièces du dossier.

Article 6.- En application de l’article 9-5 nouveau de la loi n° 2012-015 du 1er août 2012 modifiée, il est imparti un délai de trois jours au plus tard à compter de la présente décision pour présenter éventuellement des candidats de remplacement.

Article 7.- Rejette les requêtes tendant à l’annulation de la candidature de sieur VITAL Albert Camille comme non fondées et confirme en conséquence la validité de ladite candidature.

Article 8.- Confirme également la validité des candidatures de :
1. Hajo Herivelona ANDRIANAINARIVELO
2. LAHINIRIKO Jean
3. RATSIRAKA Iarovana Roland
4. RABEHARISON Roland Dieu Donné dit VAHÖMBEY
5. RAJAONARIVELO Pierrot Jocelyn
6. JEAN-LOUIS Robinson Richard
7. RABEHARISOA Saraha épouse GEORGET
8. RAKOTO Jean Pierre
9. RABETSAROANA Willy Sylvain
10. RABEMANANANTSOA Brigitte Ihantanirina
11. RAZAFIMANAZATO Julien
12. RAZAFIARISON Laza
13. MONJA Roindefo Zafitsimivalo
14. RANDRIAMAMPIONONA Joseph Martin
15. RAJEMISON RAKOTOMAHARO
16. VONINAHITSY Jean Eugène
17. RAVALISAONA Clément Zafisolo
18. TEHINDRAZANARIVELO Djacoba Alain
19. RAJAONARY Patrick Ratsimba
20. LEZAVA Fleury Rabarison
21. DOFO Mickaël Bréchard
22. RANDRIAMANANTSOA Tabera
23. NOELSON William
24. RATRIMOARIVONY Guy
25. FAHARO RATSIMBALSON
26. RAKOTO ANDRIANIRINA Fetison
27. RATREMA William
28. RAHARIMANANA Venance Patrick
29. TINASOA Freddy
30. RADAVIDSON ANDRIAMPARANY Benjamin
31. RAZAFINDRAVAHY Edgard Marie Noé.

Article 9.- La présente décision sera publiée au journal officiel de la République.

Ainsi délibéré en son audience privée tenue à Antananarivo, le samedi dix-sept août l’an deux mil treize, à dix-sept heures, la Cour Electorale Spéciale étant composée de :

Monsieur RAKOTOZAFY François, Président
Monsieur RAHARINARIVONIRINA Alisaona, Membre
Monsieur RAZAFINDRABE Josoa Jean Clément, Membre
Monsieur RAMANGASON Jean Marie, Membre
Madame PELIARIMANANA Augustine Elysée, Membre
Monsieur RASIVIARSON Félicien, Membre
Monsieur RAKOTONDRABAO ANDRIATSIHAFA Dieudonné, Membre
Monsieur RAJERISON Arsène, Membre
Monsieur MAHAZAKA Clermont Gervais, Membre
Madame RANAMPY Marie Gisèle, Membre
Monsieur BEFOUROUACK William, Membre
Monsieur RANDRIANTSOA Mong Wai-Tune Serge Lucky, Membre
Monsieur ANJARARISON Ken, Membre
Monsieur IMBIKI Herilaza, Membre
Monsieur RABARISOA Andrianaina, Membre
Monsieur RASOLO Nandrasana Georges Merlin, Membre
Madame RAHELIMANANTSOA Rondro Lucette, Membre
Monsieur ANDRIAMAMPIANDRA Mamy Jaona, Membre

et assistée de Maître RALISON Samuel Andriamorasoa, Greffier en Chef.

A quoi joue la Communauté Internationale?

A quoi joue la Communauté Internationale? Pense t-elle réellement pouvoir se jouer aussi longtemps et aussi facilement de la vie et de l'avenir d'un pays? Entre constater et exiger la rectification d'une grosse erreur commise par la CES est une chose, commencer à revenir sur ce qu'elle a elle-même mis en place et lister de plus en plus de conditions commence à faire beaucoup. Vous financez la majeure partie des élection? Soit! C'est un fait! Mais n'allez pas commencer à opposer vos exigences et faire semblant de les unir par la suite! Entre la SADC et l'UA, la vision des choses a déjà été différente. La SADC, première en charge du règlement de la crise malgache, a déjà eu du mal à s'imprégner de la mentalité et du fonctionnement de la politique malgache. Elle a plus ou moins réussi à trouver un terrain d'entente entre les différents acteurs sur une base fragile. Et quand l'UA, qui a pourtant délégué le dossier à la SADC opère un retour en force pour essayer de reprendre la main, les choses se détériorent; sachant que dans cette pyramide, l'UE et l'UN se réfèreront à cette institution continentale. On n'en est plus à suivre tels ou tels lobbies, on en est à permettre un peuple de choisir qui va les diriger vers un avenir meilleur. Ces exigences finissent par devenir des ingérences qui ne peuvent qu'entraîner des réactions de rejet de la part de la population. Si cela s'envenime, il ne serait pas étonnant que les vives réactions frôlant l'indécence et l'extrémisme de certains finissent par se généraliser, et à ce moment là, la décision controversée de la CES serait "peanuts" à côté des conséquences de vos actions. Alors Mesdames et Messieurs de la Communauté Internationale, sachez jauger de ce qui peut être BON pour CE PAYS et non pour VOUS! Madagascar est encore en cours d'apprentissage des vraies règles démocratiques, avec moins de 5% de personnes aptes à diriger. Ne demandez pas à des scouts malgré leur bonne volonté de faire le travail de forces d'élites, il faut être pragmatique et logique avec la réalité !

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Ordre d'Apparition des Candidats sur le Bulletin Unique

Suite au tirage au sort effectué au siége de la CENIT, voici l'ordre d'apparition des candidats sur le bulletin unique et sur les affichages:

1. Ravalison Clément
2. Ravalomanana Lalao
3. Jules Etienne Roland
4. Rabearison Roland dit vahombey
5. Ratsiraka Roland
6. Andrianainarivelo Hajo
7. Rakoto Andrianirina Fetison
8. Brigitte ihantanirina
9. Radavidson Andriamparany
10. Vital Camille
11. Jean Pierre Rakoto
12. Mickaël Brechard
13. Randriampiononona
14. Ratsiraka Didier
15. Rajaonary Patrick
16. Saraha
17. Rasolosoa Dolin
18. Tianasoa freddy
19. Razafiarison laza
20. Monja Roindefo
21. Kolo Roger
22. Tehandranazarivelo Alain
23. Rajemison Rakotomaharo
24. Rakotomalala Marcel Fleury
25. Lahiniriko Jean
26. Rasolovoahangy Emma
27. Voninahitsy Jean Eugène
28. Rajaonarivelo Pierrot
29. Rajoelina Andry
30. Rafalimanana Ny rado
31. Randriamanantsoa Tabera
32. Ratrema William
33. Jean Louis Robinson
34. Edgard Razafindravahy
35. Raharimanana Patrick
36. Ratrimoarivony Guy
37. Razafimanazato Julien
38. Ratsimbalison Faharo
39. Rabetsaroana Sylvain
40. Noelson William
41. Lezava Fleury Rabarison

CES - Une décision controversée

Ce 3 mai 2013, lorsque la Cour Électorale Spéciale et la Haute Cour Constitutionnelle ont proclamé la liste des candidatures validées pour l'élection présidentielle du 24 juillet, quelle ne fut la surprise en voyant apparaître le nom de Andry Rajoelina, actuel Président de la Transition, ce qui a immédiatement déclenché les ires et courroux de l'opinion publique contre la CES et la HCC sur leur neutralité et leur IMPartialité.

En fond, que s'est-il réellement passé, et comment?

La CES s'est tout d'abord référée aux textes juridiques pour traiter les différents dossiers par rapport aux critères requis et définis par le Code Electoral (LOI ORGANIQUE n°2012-005 portant Code Électoral). Au vu de certains cas spécifiques, elle a fait le choix d'y associer des décisions politiques, notamment en se référant à l'esprit de la Feuille de Route:

"Considérant que la Cour est soucieuse du principe de la liberté de tout citoyen de se porter candidat à toutes les élections, afin de permettre à tout un chacun de choisir librement celui ou celle qui dirigera leur destinée, pour instaurer un climat d’apaisement permettant de tenir des élections justes, crédibles et acceptées par tous"

La validation des dossiers de Didier Ignace Ratsiraka, Lalao Rakotonirainy épouse Ravalomanana et Andry Nirina Rajoelina découle de ce fait d'une considération politique. Chacun des trois représentent les trois chefs de mouvance. Mais alors, quid de la représentation de la mouvance Zafy ? Cette dernière finalement est « victime » de sa préférence à se concentrer sur le sommet organisé par la FFKM pour asseoir sa vision et ses ambitions. 

Car la CES était devant cette option cornélienne, soit de rejeter les candidatures pouvant heurter le texte du code électoral, et dans ce cas là un nombre certain de postulants aurait été éjecté (il pouvait aussi s’agir de ceux figurant dans la liste des 109 personnalités désignées non grata par l’UA), soit associer à sa décision l’ouverture prônée par la feuille de route, dans un souci d’apaisement, et ce faisant elle sait pertinemment s’ouvrir à toutes les critiques.

Devrait-on alors jeter l’anathème à la CES de ne pas avoir fait une interprétation stricto sensu des textes ? La CES a estimé que le caractère particulier de la Transition nécessitait un contournement motivé des textes pour la validation des dossiers « litigieux ».

Il est cependant fortement regrettable que la Cour Électorale Spéciale n'ait pas été plus transparente dans sa communication. L'opinion publique en ces temps troubles est avide d'explications claires car tout le monde se méfie de tout le monde, et plus particulièrement des institutions officielles, trop longtemps considérées comme des outils à la solde du pouvoir en place.

La question de la candidature de Marc Ravalomanana en personne se pose automatiquement. Mais dès lors que ce dernier a déclaré exiger l'acceptation du dossier de son épouse à sa place en contrepartie de son non-retour avant les élections et de la participation de sa mouvance aux élections, la discussion n'a plus lieu d'être.

En ce qui concerne les membres de la mouvance Andry Rajoelina qui se sont portés candidats, les dissensions internes représentent plus des courants et des ambitions différents, ce qui ne leur a pas permis de se rassembler autour d'une personnalité unique, notamment autour de celui d'Edgard Razafindravahy, actuel nouveau SG du TGV et désigné comme candidat du parti à l'issue d'un vote fortement controversé lors du congrès du parti.

Hajo Herivelona Andrinainarivelo est soutenu par le Vondrona Politika Miaradia, tandis que Camille Albert Vital est porté par l'association HIARAKA ISIKA. Des différences et des scissions comme il en existe au sein de la mouvance Ravalomanana avec le GMMR de Yves Aimé Rakotoarison et le Fi-TIM dirigé par Raharinaivo Andrianatoandro (en soutien à Ny Rado Rafalimanana), le TIM aile VyVato Rakotovao (en soutien à Edgard Razafindravahy), le parti MAMAFISOA créé par le candidat Rajemison Rakotomaharo pour se démarquer du TIM, sans oublier ceux qui ont suivi Raharinaivo Rakoto Andrianirina.

Autant dire qu'il est bien plus important aujourd'hui pour ces partis et mouvements de se concentrer sur un rassemblement que de débattre sans fin sur une situation qui en fin de compte les arrange, sans pour autant l'avouer publiquement pour ne pas froisser leurs partisans. Toute personne conscient de l'enjeu sait pertinemment qu'un respect à la lettre du Code Electoral aurait disqualifié bon nombre de candidats dont des personnalités majeures dans chaque camp et contribué à une plus forte radicalisation des positions. Dans tous les cas, la CES allait s'attirer les foudres d'une bonne partie de l'opinion publique, qu'elle ait validé ou pas ces candidatures "sensibles", payant le prix d'une trop forte politique dans le passé de son organe de rattachement. In fine, elle a préféré laisser le choix aux électeurs de censurer eux-même les acteurs politiques parmi ce "large" éventail de candidats, et dont le nombre restera certainement gravé dans les annales.

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Décision n°01-CES/D du 3 mai 2013

Décision n°01-CES/D du 3 mai 2013

La Cour Electorale Spéciale,
Vu la Constitution ;
Vu la loi organique n°2012-005 du 22 mars 2012 portant Code électoral ;
Vu la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la Quatrième République ;
Vu la loi n°2011-014 du 28 décembre 2011 portant insertion dans l’ordonnancement juridique interne de la Feuille de route ;
Vu la loi n°2012-014 du 30 juillet 2012 portant création d’une chambre spéciale dénommée Cour Electorale Spéciale au sein de la Haute Cour Constitutionnelle ;
Vu l’ordonnance n°2001-003 du 18 novembre 2001 relative à la Haute Cour Constitutionnelle
Vu le décret n°2012-978 du 7 novembre 2012 portant constatation de la nomination des membres élus au sein de la chambre spéciale dénommée « Cour Electorale Spéciale » (CES) au sein de la Haute Cour Constitutionnelle ;
Vu le décret n°2013-153 du 12 mars 2013 portant convocation des électeurs pour l’élection du premier Président de la Quatrième République, les premières élections des membres de l’Assemblée Nationale de la Quatrième République ;
Vu le décret n°2013-154 du 12 mars 2013 fixant les conditions d’application des dispositions de la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la Quatrième République ;
Vu le décret n°2013-157 du 12 mars 2013 fixant les modèles de certaines pièces à fournir par tout candidat à l’élection du premier Président de la Quatrième République ;
Les rapporteurs ayant été entendus ;
Après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur la lettre du parti « DHD » Madagascar » Droits Humains et Démocratie

Considérant qu’aux termes des dispositions de l’article 13, de la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la Quatrième République, « la Cour Electorale Spéciale détermine souverainement les caractéristiques utilisées par chaque candidat en cas de similarité dans la composition desdites caractéristiques ;

Considérant que par lettre en date du 16 avril 2013, le parti « DHD Madagascar » Droits Humains et Démocratie de Monsieur RASAMOELINA Hary Naivo déclare s’opposer à l’utilisation des couleurs et emblème de son parti par les partis « Hasin’i Madagasikara » et « Avana » ;

Considérant que même si le « DHD Madagascar » n’a pas proposé de candidat à l’élection présidentielle, il n’en demeure pas moins qu’il justifie d’un intérêt pour agir dans la mesure où son action tend à protéger ses couleurs et emblème, déjà déposés à l’Office Malgache de la Propriété Industrielle (OMAPI) ;

Considérant que de l’examen des pièces du dossier, il ressort que les couleurs et emblèmes des partis « Hasin’i Madagasikara » et « Avana » ne prêtent à aucune confusion avec ceux du « DHD Madagascar » en ce que les logos utilisés par ces partis sont fondamentalement différents quant à leurs forme, dimension et contenu et ne sont point susceptibles de porter atteinte à la libre détermination du choix des électeurs ;

Considérant en conséquence que la demande n’est pas fondée ;

Sur les dossiers de candidature

Considérant que depuis le 6 jusqu’au 28 avril 2013 à dix-sept heures, date et heure d’expiration de dépôt de candidature prescrites par le décret n°2013-154 susvisé, quarante-neuf candidats, dont les noms suivent, ont déposé leurs dossiers par ordre d’arrivée, au greffe de la Cour, à savoir :

1. Hajo Herivelona ANDRIANAINARIVELO
2. LAHINIRIKO Jean
3. RATSIRAKA Iarovana Roland
4. RABEHARISON Roland Dieu Donné dit VAHÖMBEY
5. RAJAONARIVELO Pierrot Jocelyn
6. -JEAN-LOUIS Robinson Richard
7. RABEHARISOA Saraha épouse GEORGET
8. RAKOTO Jean Pierre
9. RABETSAROANA Willy Sylvain
10. RABEMANANANTSOA Brigitte Ihantanirina
11. RAZAFIMANAZATO Julien
12. RAZAFIARISON Laza
13. VITAL Albert Camille
14. MONJA Roindefo Zafitsimivalo
15. RANDRIAMAMPIONONA Joseph Martin
16. -RAFALIMANANA Ny Rado
17. -RAKOTOARIJAONA Avotra Antsiva Avoko
18. -RAVALOMANANA née RAKOTONIRAINY Lalao Harivelo
19. -KOLO Christophe Laurent Roger
20. -RAJEMISON RAKOTOMAHARO
21. JULES ETIENNE Rolland
22. V ONINAHITSY Jean Eugène
23. RAVALISAONA Clément Zafisolo
24. RAMAMONJY Harivola Sabine
25. TEHINDRAZANARIVELO Djacoba Alain
26. RAJAONARY Patrick Ratsimba
27. LEZAVA Fleury Rabarison
28. RATSIRAKA Didier Ignace
29. RAKOTOMALALA Marcel Fleury
30. DOFO Mickaël Bréchard
31. RANDRIAMANANTSOA Tabera
32. NOELSON WILLIAM
33. RAKOTOMAHANINA Andrianiaina Franklin James
34. RATRIMOARIVONY Guy
35. SAVARON Malala
36. RAKOTOFIRINGA Richard Razafy
37. FAHARO RATSIMBALSON
38. NARISON Stéphan
39. RASOLOVOAHANGY Roseline Emma
40. RAKOTO ANDRIANIRINA Fetison
41. RATREMA William
42. RASOLOSOA Dolin Rina Josephson
43. MBOHOAZY ZEFANIA Tsimagneky
44. RAHARIMANANA Venance Patrick
45. RAKOTOARITSIFA Haina Hasimbola
46. TINASOA Freddy
47. RADAVIDSON ANDRIAMPARANY Benjamin
48. ANTONY Ndakana
49. RAZAFINDRAVAHY Edgard Marie Noë
50. Andry Nirina RAJOELINA ;

Considérant qu’aux termes de l’article 13 de la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 susvisée, « La Cour Electorale Spéciale contrôle les conditions de recevabilité des candidatures et les conditions d’éligibilité des candidats telles qu’elles résultent de la présente loi organique » ;

Considérant qu’après avoir contrôlé et examiné les dossiers de candidature ;

Sur la candidature de Monsieur RAKOTOARIJAONA Avotra Antsiva Avoko
Considérant qu’en date du 28 avril 2013, l’intéressé a déclaré se désister de sa candidature ;

Qu’il échet d’en prendre acte ;

Considérant que les dossiers de candidature doivent contenir les pièces énumérées dans l’article 5 de la loi organique n°2012-015 du 1er aout 2012 relative à l’élection du Premier président de la Quatrième République, pour être recevable ;

Sur la candidature de Madame RAMAMONJY Harivola Sabine
Considérant que la candidate RAMAMONJY Harivola n’a pas joint à son dossier de candidature :
1- Le certificat de l’administration fiscale attestant l’acquittement des impôts et taxes des trois précédentes années ;
2- La matrice contenant les caractéristiques à apposer sur le bulletin unique ;
3- La photocopie certifiée conforme de la quittance de versement de la caution de cinquante millions d’ariary devant être délivrée par le receveur de la caisse des dépôts et consignations ;
4- Le certificat attestant la qualité d’électeur ;

Sur la candidature de Madame SAVARON Malala :

Considérant que la candidate SAVARON Malala n’a pas joint à son dossier de candidature :
1- Son extrait de casier judiciaire bulletin n°3 ;
2- La photocopie certifiée conforme de la quittance de versement de la caution de cinquante millions d’ariary devant être délivrée par le receveur de la caisse des dépôts et consignations ;

Sur les candidatures de Messieurs RAKOTOFIRINGA Richard Razafy, RAKOTOMAHANINA Andrianiaina Franklin James, NARISON Stéphan, MBOHOAZY ZEFANIA Tsimagneky, RAKOTOARITSIFA Haina Hasimbola et de Madame ANTONY Ndakana :

Considérant que les susnommés n’ont pas versé à leurs dossiers de candidature la photocopie certifiée conforme de la quittance de versement de la caution de cinquante millions d’ariary devant être délivrée par le receveur de la caisse des dépôts et consignations ;

Considérant en conséquence, que les dossiers des candidats susnommés ne satisfont pas aux conditions prescrites par la loi.

Sur la candidature de Monsieur Camille Vital :

Considérant qu’aux termes de l’article 46 de la Constitution, et de l’article 5 de la loi organique n°2012-015 du 1er aout 2012 relative à l’élection du premier Président de la Quatrième république : tout candidat à l’élection du Président de la République doit résider sur le territoire de la République de Madagascar depuis au moins six mois avant le jour de la date limite fixée pour le dépôt de candidature ;

Considérant que pour le cas du candidat Camille Vital, l’ambassade de Madagascar à Genève où il exerce en tant qu’Ambassadeur, n’est que le prolongement du territoire malgache. ;

Sur les candidatures de Madame Ravalomanana née RAKOTONIRAINY Lalao Harivelo, de Monsieur RATSIRAKA Didier Ignace et de Monsieur Andry Nirina RAJOELINA :

Considérant l’article 46 de la Constitution et l’article 5 de la loi organique sus énoncés ;

Considérant l’esprit de la feuille de route faisant partie intégrante du droit positif régissant l’élection du premier président de la Quatrième République ;

Considérant la création de la Cour Electorale Spéciale dans le cadre de l’organisation des élections du premier Président de la République et des députés à l’Assemblée nationale, et des scrutins dont la tenue devrait amorcer la sortie de Madagascar de la crise politique et son retour à l’ordre constitutionnel ;

En ce qui concerne les candidatures de Madame Ravalomanana née RAKOTONIRAINY Lalao Harivelo et de Monsieur RATSIRAKA Didier Ignace :

Considérant qu’en prenant en compte tout ce qui précède, il ressort des pièces et justificatifs que Madame RAVALOMANANA née RAKOTONIRAINY Lalao Harivelo et Monsieur RATSIRAKA Didier Ignace ont versés dans leur dossier respectif, que leur absence sur le territoire malgache résulte de faits et circonstances indépendantes de leur volonté, les empêchant de jouir de leur droit fondamental de rentrer dans leur pays natal, quand bien même, ils ont maintes fois manifesté expressément leur désir et volonté de retourner à Madagascar ;

En ce qui concerne la candidature de Monsieur Andry Nirina RAJOELINA :

Considérant qu’il ressort des pièces et justificatifs qu’il a versés dans son dossier qu’il remplit toutes les conditions d’éligibilité exigées par les lois et règlements en vigueur pour pouvoir se porter candidat à l’élection présidentielle ;

Considérant que la Cour est soucieuse du principe de la liberté de tout citoyen de se porter candidat à toutes les élections, afin de permettre à tout un chacun de choisir librement celui ou celle qui dirigera leur destinée, pour instaurer un climat d’apaisement permettant de tenir des élections justes, crédibles et acceptées par tous ;

Considérant que les candidats suscités justifient de leur droit en tant que citoyens malgaches libres, d’être éligibles, tout comme leur droit d’être électeurs résultant de leur inscription sur la liste électorale, conformément aux dispositions de la Convention Internationale des Droits de l’Homme, et des Pactes Internationaux relatifs aux droits sociaux, politiques et culturels que la Constitution de Madagascar a fait siennes ;

Considérant qu’aux termes de l’article 46, alinéa 2, de la Constitution, « Le Président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel… » ;

Qu’aux termes de l’article 7, alinéas 1er et 4, de la loi organique n°2012-005 du 27 mars 2012 portant code électoral, « Tout fonctionnaire d’autorité, civile ou militaire, candidat à des élections, est relevé de ses fonctions à compter de la date de publication de la liste officielle des candidats » et « Toute autorité politique doit démissionner de ses fonctions à compter de la date de publication de la liste officielle des candidats » ;

Qu’enfin, aux termes de l’article 5 de la loi organique n°2012-015 du 1er août 2012 suscitée, « Tout candidat aux fonctions de premier Président de la Quatrième République exerçant un mandat public est appelé à démissionner de sa fonction soixante jours avant la date du scrutin… » ;

Sur les candidatures de :
Mesdames et Messieurs Hajo Herivelona ANDRIANAINARIVELO, LAHINIRIKO Jean, RATSIRAKA Iarovana Roland, RABEHARISON Roland Dieu Donné dit VAHÖMBEY, RAJAONARIVELO Pierrot Jocelyn, JEAN-LOUIS Robinson Richard,RABEHARISOA Saraha épouse GEORGET, RAKOTO Jean Pierre, RABETSAROANA Willy Sylvain, RABEMANANANTSOA Brigitte Ihantanirina,RAZAFIMANAZATO Julien, RAZAFIARISON Laza, , MONJA Roindefo Zafitsimivalo, RANDRIAMAMPIONONA Joseph Martin, RAFALIMANANA Ny Rado, , KOLO Christophe Laurent Roger,RAJEMISON RAKOTOMAHARO, JULES ETIENNE Rolland, VONINAHITSY Jean Eugène, RAVALISAONA Clément Zafisolo, TEHINDRAZANARIVELO Djacoba Alain, RAJAONARY Patrick Ratsimba, LEZAVA Fleury Rabarison, RAKOTOMALALA Marcel Fleury, DOFO Mickaël Bréchard, RANDRIAMANANTSOA Tabera, NOELSON WILLIAM, RATRIMOARIVONY Guy, FAHARO RATSIMBALSON , RASOLOVOAHANGY Roseline Emma, RAKOTO ANDRIANIRINA Fetison, RATREMA William, RASOLOSOA Dolin Rina Josephson, RAHARIMANANA Venance Patrick, TINASOA Freddy, RADAVIDSON ANDRIAMPARANY Benjamin, RAZAFINDRAVAHY Edgard Marie Noë ;

Considérant qu’ils remplissent les conditions prescrites par les lois et règlement en vigueur pour être éligibles, conformément aux textes de lois et règlements en vigueur, relatifs à l’élection du premier Président de la quatrième république ;

Considérant enfin, qu’en application de l’article 43, alinéa 3, de l’ordonnance n°2001-003 du 18 novembre 2001 relative à la Haute Cour Constitutionnelle, les arrêts, décisions et avis de la Cour ne sont susceptibles d’aucune voie de recours ;

Par ces motifs,
D E C I D E :

Article premier : La demande du « DHD Madagascar » DROITS HUMAINS ET DEMOCRATIE » est rejetée.

Article 2. Il est donné acte du désistement du candidat RAKOTOARIJAONA Avotra Antsiva Avoko.

Article 3.Les candidatures de Mesdames et Messieurs RAMAMONJY Harivola Sabine, SAVARON Malala, RAKOTOFIRINGA Richard Razafy, RAKOTOMAHANINA Andrianiaina Franklin James, NARISON Stéphan, MBOHOAZY ZEFANIA Tsimagneky,RAKOTOARITSIFA Haina Hasimbola et ANTONY Ndakana sont déclarées irrecevables .

Article 4.les candidatures de Mesdames et Messieurs ANDRIANAINARIVELO Hajo Herivelona, LAHINIRIKO Jean, RATSIRAKA Iarovana Roland, RAJAONARIVELO Pierrot Jocelyn, JEAN-LOUIS Robinson Richard,RABEHARISON Roland Dieu Donné dit Vahömbey, RAJAONARIVELO Pierrot Jocelyn, JEAN-LOUIS Robinson Richard, RABEHARISOA Saraha épouse GEORGET, RAKOTO Jean Pierre, RABETSAROANA Willy Sylvain, RABEMANANANTSOA Brigitte Ihantanirina, RAZAFIMANAZATO Julien, RAZAFIARISON Laza, VITAL Albert Camille, MONJA Roindefo Zafitsimivalo, RANDRIAMAMPIONONA Joseph Martin, RAFALIMANANA Ny Rado, RAVALOMANANA née RAKOTONIRAINY Lalao Harivelo, KOLO Christophe Laurent Roger, RAJEMISON RAKOTOMAHARO, JULES ETIENNE Rolland,VONINAHITSY Jean Eugène, RAVALISAONA Clément Zafisolo,TEHINDRAZANARIVELO Djacoba Alain, RAJAONARY Patrick Ratsimba, LEZAVA Fleury Rabarison, RATSIRAKA Didier Ignace, RAKOTOMALALA Marcel Fleury, DOFO Mickaël Bréchard, RANDRIAMANANTSOA Tabera, NOELSON WILLIAM, RATRIMOARIVONY Guy, FAHARO Ratsimbalson , RASOLOVOAHANGY Roseline Emma, RAKOTO ANDRIANIRINA Fetison, RATREMA William, RASOLOSOA Dolin Rina Josephson, RAHARIMANANA Venance Patrick, TINASOA Freddy, RADAVIDSON ANDRIAMPARANY Benjamin, RAZAFINDRAVAHY Edgard Marie Noé et Andry Nirina RAJOELINA , sont déclarées recevables.

Article 5.- En conséquence, la liste des candidats à l’élection du premier Président de la Quatrième République du 24 juillet 2013 est arrêtée comme suit, selon l’ordre d’arrivée et d’enregistrement des candidatures au greffe de la Cour Electorale Spéciale :

1. Hajo Herivelona ANDRIANAINARIVELO
2. LAHINIRIKO Jean
3. RATSIRAKA Iarovana Roland
4. RABEHARISON Roland Dieu Donné dit VAHÖMBEY
5. RAJAONARIVELO Pierrot Jocelyn
6. JEAN-LOUIS Robinson Richard
7. RABEHARISOA Saraha épouse GEORGET
8. RAKOTO Jean Pierre
9. RABETSAROANA Willy Sylvain
10. RABEMANANANTSOA Brigitte Ihantanirina
11. RAZAFIMANAZATO Julien
12. RAZAFIARISON Laza
13. VITAL Albert Camille
14. MONJA Roindefo Zafitsimivalo
15. RANDRIAMAMPIONONA Joseph Martin
16. -RAFALIMANANA Ny Rado
17. -RAVALOMANANA née RAKOTONIRAINY Lalao Harivelo
18. -KOLO Christophe Laurent Roger
19. -RAJEMISON RAKOTOMAHARO
20. JULES ETIENNE Rolland
21. V ONINAHITSY Jean Eugène
22. RAVALISAONA Clément Zafisolo
23. TEHINDRAZANARIVELO Djacoba Alain
24. RAJAONARY Patrick Ratsimba
25. LEZAVA Fleury Rabarison
26. RATSIRAKA Didier Ignace
27. RAKOTOMALALA Marcel Fleury
28. DOFO Mickaël Bréchard
29. RANDRIAMANANTSOA Tabera
30. NOELSON WILLIAM
31. RATRIMOARIVONY Guy
32. FAHARO RATSIMBALSON
33. RASOLOVOAHANGY Roseline Emma
34. RAKOTO ANDRIANIRINA Fetison
35. RATREMA William
36. RASOLOSOA Dolin Rina Josephson
37. RAHARIMANANA Venance Patrick
38. TINASOA Freddy
39. RADAVIDSON ANDRIAMPARANY Benjamin
40. RAZAFINDRAVAHY Edgard Marie Noé.
41. Andry Nirina RAJOELINA.

Article 6.- Les caractéristiques à apposer sur le bulletin unique concernant les candidats susnommés sont déterminés comme suit :

- au candidat Hajo ANDRIANAINARIVELO, sur fond gris clair, la photographie du candidat avec, en dessous, l’inscription « HAJO ANDRIANAINARIVELO » en caractères blancs dans un rectangle bleu, et comme emblème, un carré à fond bleu, comportant de haut en bas, les inscriptions « MALAGASY » et « MIARA-MIAINGA » en caractères blancs, un soleil jaune barré de trois bandes blanches en diagonale ;

- au candidat LAHINIRIKO Jean, la photographie du candidat, la main droite levée, avec en dessous l’inscription « LAHINIRIKO Jean » en caractères blancs, et comme emblème, un cercle bleu avec bordures blanche et orange et comportant, en caractères blancs, les inscriptions « K.M.L » au centre et « Komity Manohana an’i LAHINIRIKO Jean » dans la bordure orange ;

- au candidat Roland RATSIRAKA, sur fond rouge, la photographie du candidat avec, en dessous, l’inscription « Roland RATSIRAKA » et comme emblème, de haut en bas, les inscriptions « M T S » et « MALAGASY TONGA SAINA » en caractères blancs, sur fond rouge ;

- au candidat RAJAONARIVELO Pierrot Jocelyn, sur fond blanc, de haut en bas, la photographie du candidat, l’inscription « Rajaonarivelo Pierrot » en caractères bleus et comme emblème, un cercle bleu contenant un autre cercle bleu ciel plus petit, comportant de part et d’autre trois ailes blanches, en dessous en caractères rouges, le titre « MDM » avec, de part et d’autre, six personnes en bleu et en dessous, l’inscription « Mientana ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara » en caractères bleus ;

- au candidat JEAN-LOUIS Robinson Richard, la photographie du candidat avec, en dessous, l’inscription « Dr ROBINSON JEAN LOUIS » en caractères bleus et comme emblème, un carré à fond blanc, comportant de haut en bas, l’inscription « Ny vahoaka aloha » en caractères bleus, cinq arcs de couleur rouge, marron, jaune, verte et bleue, la carte de Madagascar dans un carré à fond bleu ciel avec, du côté Est, une femme ayant un bébé sur le dos et du côté Ouest, un homme (les deux personnes soutenant la carte de leurs mains tendues) et l’inscription « AVANA » en caractères bleus;

- au candidat RABEARISON Roland Dieu Donné dit VAHÖMBEY, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères noirs, les inscriptions « RABEARISON Roland Dieu Donné » et « VAHÖMBEY » et comme emblème, un cercle rouge entouré par les inscriptions « FAnambinana » (en bleu), « MAdagasikara » (en vert), « FAMà » (en orange), dans le cercle, un carré bleu à côtés de couleur jaune, à l’intérieur du carré, une fleur blanche ;

- à la candidate RABEHARISOA Saraha, la photographie de la candidate avec, en caractères verts, les inscriptions « SARAHA » et « RABEHARISOA » et comme emblème : dans le coin supérieur gauche, la carte de Madagascar dans un carré sur fond bleu, orange et vert, au centre, en caractères blancs et sur fond vert, les inscriptions « ANTOKO MAITSO » et « PARTI VERT », en bas, les inscriptions « ANTOKO MAITSO » et « HASIN’I MADAGASIKARA » en caractères verts ;

- au candidat RAKOTO Jean Pierre, dans une pyramide à sommet bleu et à base verte, sur fond de paysage, la photographie du candidat avec, sur le côté droit et en caractères noirs, l’inscription « R J P », en dessous et en caractères blancs l’inscription « Rakoto Jean Pierre » et comme emblème, sur fond blanc, une pyramide contenant, de haut en bas, les inscriptions « Mahaleo tena » en noir, « Rakoto » en blanc, « Jean Pierre » en blanc et « R J P » en noir ;

- au candidat RABETSAROANA Willy Sylvain, sur fond orange, jaune et vert, la photographie du candidat avec, en dessous, l’inscription « Sylvain RABETSAROANA » en caractères blancs, avec comme emblème, dans un rectangle à bordures orange et vert, sur fond blanc, les inscriptions « PNJ » et « mazava » en caractères verts, de part et d’autre d’un demi-soleil de couleur orange, soulignées d’un trait gris avec une pointe en flèche du côté droit ;

- à la candidate RABEMANANTSOA Brigitte Ihantanirina, la photographie de la candidate avec, en dessous, de haut en bas, les inscriptions « Docteur BRIGITTE » et « Rabemanantsoa » en caractères noirs, sur fond gris clair, et comme emblème, dans un carré blanc à bordure de couleur verte, de haut en bas, l’inscription « AMPELA » en caractères noirs, deux gerbes de riz dans un contenant portant l’inscription « A.M.P » en caractères noirs et l’inscription « MANAO POLITIKA » également en caractères noirs ;

- au candidat RAZAFIMANAZATO Julien, la photographie du candidat sur fond rouge et bleu ciel avec, en dessous, l’inscription « Razafimanazato Julien » en caractères blancs et comme emblème, dans un carré à fond blanc et à bordure bleue, deux cercles rouge et bleu ciel et blanc à leur intersection, contenant l’inscription « eSD » en caractères bleus ciel, rouges et blancs et en dessous, les inscriptions « Eto Sehatry ny Daholobe » en rouge et « MADAGASIKARA » en bleu ciel ;

- au candidat RAZAFIARISON Laza, la photographie du candidat avec en dessous, l’inscription « RAZAFIARISON Laza » en caractères noirs et comme emblème, dans un carré à fond blanc, un cercle divisé en quatre quarts à l’intérieur duquel se trouvent quatre autres petits cercles de couleur marron clair, verte claire, bleue claire et verte et dans le quart inférieur droit, neuf bandes verticales de couleur marron, orange, verte claire, violette, blanche, verte foncée, jaune, bleue et bleue ciel, et en bas, l’inscription « Avotra ho an’ny firenena » en caractères rouges ;

- au candidat VITAL Albert Camille, la photographie du candidat avec en dessous l’inscription « VITAL CAMILLE » en caractères bleus et comme emblème, quatre personnages de couleur rouge et bleue se tenant la main au dessus de l’inscription « HIARAKA ISIKA » en caractères bleus, le tout dans un rectangle à fond jaune ;

- au candidat MONJA Roindefo Zafitsimivalo, sur fond violet, la photographie du candidat et l’inscription « MONJA Roindefo Zafitsimivalo » en caractères blancs et comme emblème, dans un rectangle à fond blanc, à gauche, la carte de Madagascar contenant un angady et une sagaie, entourée de 18 étoiles blanches et l’inscription « MONIMA » en caractères blancs, le tout dans un support à fond violet et à droite, les inscriptions « Madagasikara Mahafinaritra » et « Ho an’ny Vahoaka Malagasy » en caractères blancs sur fond violet ;

- au candidat RANDRIAMAMPIONONA Joseph Martin, sur fond bleu, la photographie du candidat et en dessous, l’inscription « RANDRIAMAMPIONONA Joseph Martin » en caractères blancs sur fond rouge et comme emblème, dans un carré à fond bleu, un cercle à fond rouge dans la moitié supérieure et blanc dans la moitié inférieure, contenant de haut en bas, un building, une portion de route bitumée bordée d’arbres, les inscriptions « RTM » en caractères rouges et « REFONDATION TOTALE DE MADAGASCAR » en caractères bleus et en deuxième plan, la partie Nord de la carte de Madagascar avec une étoile filante et sous le cercle, l’inscription « DADAFARA » en caractères blancs bordés de vert ;

- au candidat RAFALIMANANA Ny Rado, sur fond bleu, la photographie du candidat avec en dessous et en caractères bleus, l’inscription « Ny Rado RAFALIMANANA » et comme emblème, dans un carré à fond blanc, la carte de Madagascar en bleu et les inscriptions « Ny » en bleu foncé et « Rado » en bleu clair ;

- à la candidate RAVALOMANANA née RAKOTONIRAINY Lalao Harivelo, sur fond bleu et vert, la photographie de la candidate avec, en caractères jaunes, les inscriptions « LALAO » en haut, « RAVALOMANANA » et « Rakotonirainy » en dessous et comme emblème, dans un rectangle à fond bleu et vert, de haut en bas, l’inscription « NENY » en caractères jaunes, l’inscription « Movansy RAVALOMANANA » en caractères blancs et jaunes et en deuxième plan, la carte de Madagascar divisée en régions ;

- au candidat KOLO Christophe Laurent Roger, sur fond bleu, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères blancs, l’inscription « KOLO Christophe Roger » et comme emblème, sur fond bleu, dans le coin supérieur gauche, les inscriptions « Dr.KOLO Roger » et « INDEPENDANT » en caractères blancs, dans le coin supérieur droit, un soleil émettant des rayons blancs, au milieu, la carte de Madagascar avec une bordure jaune et dans le coin inférieur droit, les inscriptions « Kolointsika ny », « harena ho an’ny » et « Malagasy » en caractères blancs ;

- au candidat RAJEMISON RAKOTOMAHARO, sur fond violet, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères bleus, les inscriptions « RAJEMISON » et « RAKOTOMAHARO » et comme emblème, sur fond violet, un carré à fond blanc avec des rayons de soleil de couleur jaune, comportant la carte de Madagascar en vert, entouré de personnages se tenant par la main et les inscriptions « MAMAFISOA MALAGASY MANDROSO AO ANATIN’NY FIHAVANANA SY NY SOATOAVINA » en caractères violets tout autour, et en dessous, les inscriptions « Izay mamafy soa ho an’ny Tanindrazany » et « Dia hijinja vokatra ho an’ny Taranaka ho avy » en caractères bleus ;

- au candidat JULES ETIENNE Rolland, sur fond blanc, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères noirs, l’inscription « DOCTEUR JULES ETIENNE ROLLAND » et comme emblème, sur fond bleu, de haut en bas, une bande jaune bordée de bleu ciel, l’inscription « MAFI » en jaune, un aigle au premier plan de la carte de Madagascar en vert et l’inscription « Madagasikara Fivoarana » en jaune ;

- au candidat VONINAHITSY Jean Eugène, sur fond bleu ciel avec des nuages blancs, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères bleus, l’inscription « VONINAHITSY Jean Eugène » et comme emblème, dans un rectangle à fond blanc, au premier plan, l’inscription « LES AS », au deuxième plan, la carte de Madagascar en bleu et en dessous, les inscriptions « GROUPEMENT POLITIQUE », « LES AUTRES SENSIBILITES » et « Mandroso fa tsy Mihemotra » en caractères noirs ;

- au candidat RAVALISAONA Clément Zafisolo, sur fond blanc, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères bleus, les inscriptions « RAVALISAONA » et « Clément Zafisolo » et comme emblème, sur fond bleu, de haut en bas, les inscriptions « A M E » en caractères blancs, « Antoko » et « Miombona Ezaka » en caractères jaunes ;

- au candidat TEHINDRAZANARIVELO Djacoba Alain, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères bleus, l’inscription « Prof. TEHINDRAZANARIVELO Djacoba Alain » et comme emblème, dans un rectangle à angles arrondis, une clef de couleur bleue contenant, de gauche à droite, une tête de zébu mazavaloha de couleur marron, les inscriptions « en-carte de Madagascar-na » et « EZAKA NASIONALY IARAHANA » et en dessous, en caractères marrons, l’inscription « ENINA » ;

- au candidat RAJAONARY Patrick Ratsimba, sur fond bleu ciel, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères bleus, l’inscription « RAJAONARY PATRICK » et comme emblème, sur fond bleu ciel, deux mains ouvertes soutenant de part et d’autre la carte de Madagascar en blanc et, en caractères noirs, l’inscription « VONJEO MADAGASIKARA » ;

- au candidat LEZAVA Fleury Rabarison, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères noirs, l’inscription « LEZAVA Fleury Rabarison » e comme emblème, dans un carré à fond blanc, un cercle à bordure marron à fond bleu, contenant la carte de Madagascar de couleur marron, l’inscription « HARENA » également en marron et un arc-en-ciel ;

- au candidat RATSIRAKA Didier Ignace, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères noirs, l’inscription « RATSIRAKA Didier Ignace » et comme emblème, dans un carré blanc, un carré à fond orange contenant une étoile rouge dans laquelle se trouvent deux angady, une plume…et en dessous, les inscriptions « AREMA », « ANDRY RIHANA ENTI-MANAVOTRA AN’I MADAGASIKARA » et « Avant-garde pour la REnovation de MAdagascar » en caractères rouges ;

- au candidat RAKOTOMALALA Marcel Fleury, sur fond gris, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères blancs, dans un rectangle jaune, l’inscription « M. Fleury RAKOTOMALALA » et comme emblème, un carré à côtés de couleur jaune contenant de haut en bas, l’inscription « MIAMI » en caractères jaunes, deux branches de laurier jaune croisées à la base et l’inscription « Madagasikara » en caractères jaunes ;

- au candidat DOFO Mickaël Bréchard, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères blancs, l’inscription « DOFO Mickaël Bréchard » et comme emblème, sur fond vert et jaune, dans le coin supérieur gauche, un soleil jaune, au centre, un arbre baobab et en dessous, les inscriptions « MAMIRATRA IOMBONAN’NY MALAGASY » et « (M.I.M) en caractères blancs ;

- au candidat RANDRIAMANANTSOA Tabera, sur fond jaune, la photographie du candidat avec, à gauche, son emblème, en dessous, les inscriptions « TABERA » en caractères blancs et « RANDRIAMANANTSOA » en caractères jaunes et comme emblème, quatre cercles concentriques de couleurs jaune, bleue, blanche et noire, avec six ronds jaunes dans la partie bleue et une fleur à six pétales de couleur bleue dans la partie jaune ;

- au candidat NOELSON WILLIAM, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères jaunes, les inscriptions « NOELSON » et « Wiliam » et comme emblème, la carte de Madagascar en vert et vert clair, contenant l’inscription « 1 » en rouge ;

- au candidat RATRIMOARIVONY Guy, la photographie du candidat avec en dessous et en caractères bleus, l’inscription « GENERAL GUY RATRIMOARIVONY » et comme emblème, dans un rectangle à fond blanc, de haut en bas, deux personnages bleus et deux autres gris soutenant une pyramide bleue, les inscriptions « H O P » en caractères bleus, « Hetsik’Olom-Pirenena » en gris et « Isika manorina hatrany » en bleu ;

- au candidat FAHARO Ratsimbalson, sur fond blanc, la photographie du candidat avec en dessous, en caractères blancs dans un rectangle rouge, l’inscription « FAHARO » ;

- à la candidate RASOLOVOAHANGY Roseline Emma, sur fond gris, la photographie de la candidate avec, en dessous et en caractères noirs, l’inscription « Dr RASOLOVOAHANGY Roseline Emma » et comme emblème, un soleil jaune derrière l’inscription « EMMA » en caractères marrons et verts ;

- au candidat RAKOTO ANDRIANIRINA Fetison, la photographie du candidat avec, en dessous, les inscriptions « FETISON » en rouge, « RAKOTO » en vert et « ANDRIANIRINA » en bleu et comme emblème, sur fond blanc, la carte de Madagascar en vert, l’inscription « rds » en blanc et rouge et en dessous, l’inscription « roso ho an’ny demokrasia sosialy » en caractères bleus, avec une branche sur le « i » de « sosialy » ;

- au candidat RATREMA Rakotoarinia William, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères noirs, l’inscription « RATREMA Rakotoarinia William » et comme emblème, un cercle de couleurs blanche et bleue intermittentes, surmonté de l’inscription en caractères noirs « Ho an’ny vahoaka ny vokatry ny asany », contenant la carte de Madagascar en vert et une clef en travers de ladite carte, à droite les inscriptions en caractères noirs « PATRAM » et « GAM » et en dessous, l’inscription en caractères blancs sur fond marron « Hanandratra ny hasin’ny Malagasy » ;

- au candidat RASOLOSOA Dolin Rina Josephson, sur fond gris, la photographie du candidat et en dessous en caractères noirs, l’inscription « RASOLOSOA Dolin » et comme emblème, sur fond jaune et rouge, de gauche à droite, l’inscription « DOLIN R. », le candidat parlant devant un micro, la carte de Madagascar en blanc et en dessous, l’inscription « Tsy MIVADI-BELIRANO », toutes les inscriptions étant de couleur noire ;

- au candidat RAHARIMANANA Venance Patrick, sur fond jaune, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères noirs, l’inscription « RAHARIMANANA Venance Patrick » et comme emblème, dans un rectangle jaune, de gauche à droite, la carte de Madagascar en vert contenant deux mains jaunes se tenant et l’inscription « Vitatsika io » en rouge ;

- au candidat TINASOA Freddy, dans un carré à côtés bleus, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères rouges, l’inscription « TINASOA FREDDY » et comme emblème, dans un rectangle à fond bleu, de haut en bas, un carré à fond blanc avec un cercle divisé en trois contenant la carte de Madagascar en vert et un soleil jaune sur fond noir, les deux autres divisions étant de couleurs rouge et verte et autour du cercle, les inscriptions « Izaho sy ianao iray ihany », « Olom-BAovao Malagasy », « O.BA.MA » en rouge et « Olom-BAovao Malagasy » ;

- au candidat RADAVIDSON ANDRIAMPARANY Benjamin, dans un cercle gris à bordure bleue, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères noirs, l’inscription « RADAVIDSON ANDRIAMPARANY Benjamin » et comme emblème, dans un rectangle aux angles arrondis et aux côtés de couleur marron, la carte de Madagascar en bleu avec au premier plan, de haut en bas, l’inscription « FFF » en caractères marrons, une flèche verte la pointe dirigée vers le haut, les inscriptions en caractères marrons « Firaisampirenena ho an’ny », « Fahafahana sy ny « et « Fandrosoana » ;

- au candidat RAZAFINDRAVAHY Edgard Marie Noë, dans un rectangle à fond orange, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères blancs, l’inscription « Edgard Razafindravahy » et comme emblème, dans un rectangle à fond orange, de haut en bas, l’inscription « EDGARD » en caractères blancs, un train bleu avec l’inscription « TGV » et l’inscription « isika rehetra tsy maintsy mandresy » en caractères bleus ;

- au candidat Andry Nirina RAJOELINA, sur fond orange avec un soleil blanc, la photographie du candidat avec, en dessous et en caractères blancs, l’inscription « Andry RAJOELINA » et comme emblème, une boule orange avec un soleil blanc, l’inscription « Andry RAJOELINA » en caractères blancs et le signe « V » avec deux doigts.

article 7.- Moinsieur Andry Nirina RAJOELINA, Président de la Transition en exercice, candidat, doit démissionner de son poste soixante jours avant la date du 24 juillet 2013.
Article 8.-Tout fonctionnaire d’autorité, civile ou militaire, candidat à l’élection présidentielle du 24 juillet 2013, est relevé de ses fonctions à compter de la date de publication de la liste officielle des candidats.

Article 9.- Toute autorité politique, candidat à l’élection présidentielle du 24 juillet 2013, doit démissionner de ses fonctions à compter de la date de publication de la liste officielle des candidats.

Article 10.- Tout candidat aux fonctions de premier Président de la Quatrième République exerçant un mandat public est appelé à démissionner de sa fonction soixante jours avant la date du 24 juillet 2013.

Article 11- la présente décision n’est susceptible d’aucune voie de recours.

Article 12.- La présente décision sera notifiée aux intéressés, publiée au journal officiel de la République et affichée au siège de la Cour Electorale Spéciale.

Elle sera portée à la connaissance des électeurs par tous les moyens, notamment par les radios et les télévisions nationales.

Ainsi délibéré en son audience privée tenue à Antananarivo, le trois mai l’an deux mil treize, à dix heures, la Cour Electorale Spéciale étant composée de :

Monsieur RAJAONARIVONY Jean-Michel, Président
Monsieur RAVELONTSALAMA Bertholier, Membre
Monsieur RAHOERASON Emile, Membre
Monsieur RAVELOARIJAONA Boanary, Membre
Monsieur RAZAFIMANDIMBY Soloherinoro John, Membre
Madame RAZAFINDRAKOTO HARIMISA Noro Vololona, Membre
Madame ROBINSON Elisabeth Noro, Membre
Madame ANDRIANAY Noromalala Pierreline, Membre
Monsieur ANDRIANJANAHARY Philippe, Membre

et assistée de Maître RALISON Samuel Andriamorasoa, Greffier en Chef.

48 candidats, et moi, et moi, et moi...

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Du grand n’importe quoi ou une vraie spécificité ?

 

49 - 1 candidats attendent le verdict de la Cour Electorale Spéciale pour se lancer dans la course à la Présidence de juillet prochain. A la clôture du délai de dépôt des dossiers, 49 candidats se sont présentés, et un seul s’est retiré de la course. Quelle conclusion alors tirer de la frénésie politique qui a poussé prés d’une cinquantaine de candidats à postuler pour la course à l’élection présidentielle du 24 juillet ?

 

Pour commencer, doit-on rappeler le nombre impressionnant de partis politiques à Madagascar ? Plus de 300 partis et micro-partis se partagent ou plutôt essaient de se faire une place dans l’arène. La dernière Loi sur les Partis a essayé de remettre un peu d’ordre dans le paysage et ceux qui n’ont pas procédé à une demande de renouvellement auprès du Ministère de l’Intérieur vont être radiés ou vont devoir recommencer tout le processus de création.

Une vraie école de la politique n’existe pas en tant que telle. Parmi les politiciens, rares sont ceux ont fait des études spécifiques dans le domaine que ce soit à Madagascar ou à l’étranger. L’art et l’amour de la politique se transmet de génération en génération dans certaines familles, soit par choix entrepris par leurs aïeux, soit par devoir à un moment précis de leur vie ou de l’histoire. Chez d’autres, notamment dans certains milieux sociaux, le fait de faire partie de la haute classe vous « oblige » quelque peu à devoir assumer à un moment ou à un autre un rôle de leader, soit dans le monde politique, soit dans le monde économique, ou les deux. Viennent ensuite les opportunistes qui ont à un certain moment donné de leur vie emprunté la voie de la politique pour mieux asseoir leur influence ou leur pouvoir, notamment dans leur contrée. A bien y regarder, on fait de la politique plus pour dominer, que pour servir l’intérêt du plus grand nombre. Si on regarde encore de plus près, mis à part les parachutés, seuls ceux qui avaient un minimum de notoriété localement parlant ont pu faire le pas, mais ils n’ont exploité la politique qu’à des fins plus personnels.

Il ne faut pas non plus oublier l’héritage laissé par la royauté dans une société encore fortement stratifiée socialement. Plusieurs des candidats issus de la capitale descendent de grandes anciennes familles nobles et/ou sont de grands entrepreneurs ayant réussi à faire fortune. Les provinces n’échappent pas non plus à cette règle car beaucoup de leurs leaders politiques descendent directement d’anciennes familles royales ou princières, longtemps considérés comme des référents et qui sont toujours très respectés.

L’église n’a pas non plus échappé au virus de la politique car au fil des années, et ce depuis 1991 lorsqu’elle a joué un rôle prépondérant dans le règlement de la crise politique cette année là. Certains de ses dirigeants n’ont pu s’empêcher de se lancer notamment lors des législatives et ont été élu grâce à leur notoriété dans une société très croyante et très rattachée aux principes chrétiens. Qui dit principe ne dit pas forcément morale cependant. Faut-il rappeler l’utilisation des églises protestantes par l’ancien président lors de ses campagnes et au cours de ses mandats pour garder le contrôle sur ses « sujets » ? Dernièrement encore, le pasteur Mailhol, chef de l’Eglise de l’Apocalypse, qui dans d’autres pays aurait été d’emblée inclus dans la liste des gourous de sectes dans plusieurs pays, était parmi les prétendants au trône.

Vient également une nouvelle génération de politiciens, toujours non spécialisée, mais plus technique ou morale. Certains prétendants sont avant tout des techniciens, des ingénieurs, ou des opérateurs économiques désireux de proposer une autre vision de la société, un nouveau mode de fonctionnement. Pour la première fois, un parti écologique avec une femme à sa tête propose une alternative nouvelle dans la direction du pays, en alliant intérêts économiques et protection de l’environnement de l’autre. Une autre candidate, à la tête d’une société pétrolière, souhaite également proposer une autre manière de faire pour le pays, notamment avec une gestion intelligente et différente de ses ressources naturelles, gros sujet à débat depuis quelques années. En somme, de nouvelles visions en opposition totale avec la manière de faire de la politique traditionnelle.

En avant-dernière position demeurent les vieux loups de la politique, pas obligatoirement des dinosaures, mais de vieux habitués des retournements de veste qui se sont greffés d’une manière ou d’une autre à tous les régimes qui se sont succédés, et qui n’ont existé qu’à travers une fonction ou un titre, mais malheureusement plus pour les mauvais côtés de la chose.

Pour clore la liste des catégories d’acteurs politiques nous avons les représentants de l’armée. Si les sous-officiers ont joué un rôle majeur dans la prise de pouvoir de mars 2009 en se mutinant et en menaçant l’ancien président de venir l’attaquer à son palais, mais surtout pour avoir contraint le Directoire Militaire nommé par Ravalomanana à transmettre le pouvoir à Andry Rajoelina sous la barbe des membres de la communauté internationale, les hommes en tenue ont toujours joué un rôle important au cours de l’histoire de Madagascar notamment en occupant le poste de Président. Le Général Ramanantsoa, le Colonel Ratsimandrava sous la Première République. L’Amiral Ratsiraka a dirigé le pays pendant la totalité de la Deuxième République avant de se faire de nouveau réélire sous la Troisième. Aujourd’hui encore, il se présente à la course à la présidentielle à 76 ans. Deux autres généraux à la retraite sont aujourd’hui en lice pour les élections du 24 juillet, le premier a suivi une formation à l’Ecole Supérieure de Guerre de Paris, le second est Saint Cyrien. Tous les deux se présentent en tant qu’indépendants et porteurs d’alternatives fortes. La hiérarchie demeure fortement respectée au sein de l’armée, et même si certains officiers supérieurs se sont fait connaître pour leurs penchants politiques, ils restent néanmoins suivis par les hommes de troupe dont le nombre est non négligeable, et qui sont eux-mêmes respectés au sein de leurs communautés. Le prestige de l’uniforme !

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 A qui la faute ?

A une société mal organisée et mal préparée à la politique. A un peuple qui a trop longtemps eu besoin d’être guidé, et qui continue encore à l’être aujourd’hui. A des dirigeants trop messianisés ou devenus trop imbus d’eux-mêmes et qui ont fini par vouloir devenir calife à la place du calife à force de fréquenter les hautes sphères. A des politiciens ou pseudo-politiciens qui préfèrent se concentrer sur leur intérêt personnel que sur celui du peuple qu’ils sont censés mener vers un meilleur avenir. Le développement du pays est trop souvent passé en second plan, bien après les avantages personnels d’un individu ou d’un groupe d’individus rapidement épris et pris par le virus du pouvoir qu’ils pensent absolu. Encore un héritage inconscient de l’histoire monarquale de Madagascar. A des chefs d’églises qui ont franchi le Rubicon et qui ont perdu de leur crédibilité. A une armée devenue trop politisée et gangrénée par les divisions et un fossé grandissant entre les hommes de troupe et les officiers supérieurs. A un renouvellement générationnel de la classe politique trop longtemps ralentie par l’emprise des précédents ainés dirigeants. En gros, à une société qui se doit de se réorganiser et de changer en mentalité pour pouvoir sortir du cycle infernal des crises politiques qui impactent directement sur les conditions socio-économiques. Une société qui doit arrêter de se tourner en permanence vers le passé et commencer à panser les plaies non pas pour les rouvrir cycliquement mais pour les guérir et avancer vers l’avenir, sans pour autant les oublier, en les utilisant justement comme balises et repères.

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ETAT DES LIEUX ET REFLEXIONS

 

ETAT DES LIEUX ET REFLEXIONS

 

Suite à la publication du Rapport de la Commission de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine publié sur son site, l'institution prend en considération, à travers une large rétrospective, les avancées dans l'application de la Feuille de Route depuis sa signature le 17 septembre 2011, en passant par la nomination d'Omer Beriziky au poste de Premier Ministre du Gouvernement d'Union Nationale jusqu'à la désignation de Lalao Ravalomanana par son mari pour le représenter, lui et sa mouvance à l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu se tenir le 24 juillet 2013.


"2. Des progrès significatifs ont été enregistrés dans la mise en place des principales institutions de la transition telles que prévues par la Feuille de route en ses articles 1 à 9. Dans ce cadre, les Parties signataires de la Feuille de route ont réussi à mettre en place les institutions transitoires suivantes: le Président de la Transition, le Premier ministre de consensus, le Congrès de Transition (CT), le Conseil supérieur de Transition (CST) et la Commission électorale nationale indépendante de la Transition (CENI-T)."
A celles-ci se rajoutent une Cour Électorale Spéciale récemment mise en place, en charge de la réception des candidatures, de leurs validations, des contentieux relatifs aux élections et de la proclamation des résultats définitifs. Dans ses décisions, la CES aura également à considérer les décisions prises par une Commission Spéciale créée au sein de la Cour Suprême en charge de l'octroi de l'amnistie "large et de plein droit" en ce qui concerne certains candidats actuellement sous le coup d'une condamnation. Il appartient également au Comité de Réconciliation Malagasy de présenter les demandes sur requête, en dehors des saisines déposées directement par les concernés auprès de la Commission Spéciale. Pour rappel, Pierrot Rajaonarivelo, actuel Ministre des Affaires Etrangères, et Voninahitsy Jean Eugène, membre du Congrès de la Transition, tous deux candidats à l'élection présidentielle font partie des bénéficiaires de l'amnistie.  


Les Trois Points Noirs de la Feuille de Route
Le premier concerne tout principalement l'ancien Président Marc Ravaomanana car si la Feuille de Route stipule et réclame le "retour à Madagascar, sans conditions, de tous les citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques", son cas demeure objet de blocage de la part des autorités de la Transition, mais également par une bonne frange de la classe politique, y compris certains de ses partisans notamment au niveau de ses dirigeants. Cependant, Marc Ravalomanana semble lui-même avoir réglé ce problème en déclarant sa non-venue avant les élections, appuyant ainsi son engagement à ne pas se présenter aux élections, mais en le conditionnant par l'acceptation de sa décision de nommer sa femme pour le remplacer. Une non-acceptation de cette candidature l'amènerait non seulement à demander le boycott des élections, mais également à pouvoir revenir sur sa décision de renoncer à se présenter. Le deuxième point est plus sécuritaire car "l'adoption de mesures de sécurité et de confiance pour créer une atmosphère sereine et apaisée, en mettant un terme aux poursuites judiciaires engagées à l’encontre des membres de l’opposition" connait quelques balbutiements. Si le traitement des poursuites précédemment engagées sont plus du ressort du CRM et de la Commission Spéciale, la question de la sécurité demeure problématique. Les agissements des membres des forces de l'ordre lors de l'opération anti-dahalo "Tandroka" et les accusations d'"atteintes aux libertés fondamentales" viennent noircir le tableau sans compter l'insécurité ambiant qui sévit dans plusieurs régions de l'île, que ce soit dans les grandes villes, en périphérie, ou le long des routes nationales. Des atteintes aux libertés fondamentales relatives notamment au droit de retour sur le sol malgache, dont le cas de Lalao Ravalomanana lors de son refoulement manu militari à l'aéroport d'Ivato après une tentative de retour avortée en juillet 2012, et la fermeture de plusieurs stations radios et TV pour non-conformité avec la législation en vigueur par Rolly Mercia, Ministre de la Communication, récemment déchu de sa fonction de porte-parole du Gouvernement qu'il partageait avec la Ministre de la Culture et du Patrimoine, Elia Ravelomanantsoa.


Décisions et mesures d'apaisement
Le fait d'avoir déchu le Ministre de la Communication précédemment cité de sa fonction de porte-parole du Gouvernement d'Union Nationale est considéré par certains observateurs comme un signe d'apaisement. Connu aussi bien pour sa proximité avec le Président de la Transition que pour ses diatribes et ses virulentes déclarations, il était considéré par les opposants comme le principal décideur en matière de liberté ou de privation d'expression notamment dans les médias. Parmi les éternels requêtes demeure toujours l'accès de façon équitable aux antennes de la radio et de la télévision nationale pour les opposants. Ces derniers continuent de faire face à de fortes restrictions en ce qui concerne les autorisations de manifester, même si les donnes sont en train de changer à l'approche de la campagne électorale. L'autre mesure constatée concerne les exilés politiques, à commencer par l'ancien Président Didier Ratsiraka, revenu au pays définitivement après un premier passage en novembre 2011. Un retour pourtant annoncé comme intéressé car il revient le même jour que l'ouverture du sommet organisé par le FFKM, initiative dont il se réclame être à l'origine et durant lequel il présentera des propositions de sortie de crise (sujet traité ci-bas). En dehors du processus d'amnistie qui suit son cours, il est à noter qu'à part Marc Ravalomanana, les membres de sa famille, y compris son épouse dont la mère était déclarée comme étant dans un état médical critique, ont été autorisés à rentrer au pays, même si le séjour de cette dernière a été conditionnée.


Lalao Ravaolomanana
Autorisée enfin à renter au pays après plusieurs tentatives de retour avec son mari qui se sont soldées par l'émission de NOTAMs, et d'une autre en compagnie de sa belle-fille qui s'est terminée par un refoulement musclé et un retour en Afrique du Sud via Bangkok, Lalao Ravalomanana séjourne à Madagascar depuis le 12 mars 2013 sous certaines conditions, dont celle de ne faire aucune déclaration politique, mais également de ne participer à aucune manifestation à caractère politique. Initialement, son retour était lié à l'état de santé de sa mère gravement malade et hospitalisée depuis des semaines dans une clinique de la capitale. Lalao Ravalomanana se retrouve cependant désignée candidate à l'élection présidentielle de juillet par son mari suite au conclave organisé par ce dernier à Prétoria avec les principaux leaders de sa mouvance le 14 mars dernier. Par cette candidature, Marc Ravalomanana conditionne son non-retour à Madagascar avant les élections et la participation de sa mouvance aux échéances électorales. Il rappelle au passage avoir été le premier à se désister pour la course à la magistrature suprême, forçant par la même le Président de la Transition à lui emboîter le pas et adhérer à la théorie du Ni-Ni (Ni Ravalomanana, Ni Rajoelina), décision sur laquelle il menace de revenir si la Cour Électorale Spéciale ne valide pas la candidature de sa femme, et réclamer de nouveau son retour. Pleinement conscient de la situation et des conditions de séjour de son épouse, l'ancien président joue son va-tout à travers ce forcing malgré comme le souligne le rapport de la CPS-UA "la loi organique No 2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la 4èmeRépublique stipule que tout candidat à l’élection présidentielle doit résider sur le territoire de la République de Madagascar depuis au moins six mois avant le jour de la date limite fixée pour le dépôt des candidatures et être domicilié sur le territoire de la République de Madagascar au jour du dépôt du dossier de candidature. Rentrée à Madagascar, le 12 mars 2013, sous certaines conditions, l’une d’entre elles étant de ne faire aucune déclaration politique ou ne participer à aucune manifestation politique, Mme Lalao Ravalomanana ne remplit manifestement pas les conditions requises."


Conflits Internes
L'annonce de la désignation de Lalao Ravalomanana comme candidate de la mouvance de l'ancien président n'a pas fait que des heureux au sein de ses militants mais surtout de ses dirigeants car elle a tout bonnement freiné les élans de certains qui se voyaient déjà en haut de l'affiche depuis le retrait de leur chef. Au fil des dernières semaines, poussés par les appels lancés par certains militants et cadres, certains ont multiplié les déplacements en province et les visites sur terrain ainsi que les déclarations assassines (mais de velours afin de ne pas trop froisser les possibles futur(e)s allié(e)s-concurrent(e)s) afin de se positionner en tant que favori(e)s. Un élan très vite stoppé par leur chef en la personne de Marc Ravalomanana, forcé de reprendre la main sur toutes ces ambitions, avant de voir sa mouvance s'effriter et perdre toutes chances de reconquérir un jour le pouvoir. En parallèle, la désignation ne fait pas l'unanimité malgré les déclarations de façade. Au sein des militants, la division est encore plus nette, non pas par rapport à Lalao Ravalomanana elle-même, mais par principe. Si d'un côté les fervents supporters de "Neny" et de "Dada" se retrouvent à travers le transfert de flambeau du mari vers la femme, d'autres contestent le pantinisme de celle-ci, ne servant que de prête-nom et d'outil de substitution au service de l'ancien président, Lalao Ravalomanana n'ayant jamais exercé de fonction politique auparavant ni même agit dans ce domaine. Cette dernière se présentera d'ailleurs sous les couleurs de la Mouvance et d'un nouveau parti dénommé "Zanak'i Dada", le ministère de l'Intérieur ayant dernièrement statué sur le conflit entre Marc Ravalomanana et Raharinaivo Andrianantoandro sur la propriété du parti TIM en faveur de ce dernier qui en a toujours réclamé la paternité et la direction légale. Ce conflit est né de la scission entre les membres du parti lorsque Raharinaivo, Emile Ratefinananahary et d'autres ont décidé de rejoindre les institutions de la Transition ante-Feuille de Route. Nombre des partisans de l'ancien président ne leur ont pas pardonné cet acte qualifié de traîtrise et de retournement de veste, et se prononcent aujourd'hui contre la réintégration de certains de ces personnages au sein de la famille d'origine.
Du côté des dirigeants de la Transition, le temps n'est pas non plus au beau fixe. Hajo Andrianainarivelo, longtemps pressenti pour devenir le poulain d’Andry Rajoelina, le Vice-Premier Ministre en charge du Développement et de l’Aménagement du Territoire a préféré voler de ses propres ailes et s’est affranchi d’un quelconque adoubement, se débarrassant du même coup (du moins en partie) de l’étiquette TGV/HAT ne pouvant que l’handicaper. Il a entraîné dans son sillage plusieurs membres de l’ancien entourage du Président de la Transition et d’autres partis satellitaires, dont le Leader Fanilo, dernier en date à avoir annoncé son ralliement. Sa candidature s’est également vue renforcée suite à la désignation par le TGV d’Edgard Razafindravahy, actuel PDS de Tananarive, au poste de Secrétaire Général et candidat du parti à l’élection présidentielle, à la suite du congrès du parti. Lors de ce congrès justement, plusieurs noms ont circulé pour ravir ce poste, dont celui de l’ancien Premier Ministre de la HAT Camille Vital, actuel ambassadeur à Genève à la Représentation Permanente de Madagascar auprès des Nations Unies, et Hery Rajaonarimampianina, actuel Ministre des Finances. A l’issue d’un vote très controversé et d’un comptage des voix hors de la présence des divers délégués, Edgard Razafindravahy a été déclaré vainqueur. Des contestations ont de suite suivi cette annonce et dès sa sortie de la salle, l’ancien Premier Ministre s’est retrouvé assailli par une foule réclamant sa candidature et réfutant celle du PDS, car non représentatif de la lutte qu’ils ont mené depuis 2009 selon leurs dires. Après quelques jours de réflexion, l’ancien Premier Ministre a déclaré se lancer lui aussi dans la course à la présidence en tant que candidat libre répondant ainsi positivement à toutes les sollicitations qu’il a reçues, et ralliant à sa cause les mécontents du TGV dont certains ex-proches de Rajoelina, esseulant encore un peu plus le Président de la Transition.

 

Didier Ratsiraka et la FFKM

Celui qui régna en maître sur Madagascar pendant 16 ans et qui dût s’exiler après le conflit qui l’opposa à Marc Ravalomanana vient donc de reposer ses valises au pays, et pour la dernière fois selon ses dires. Didier Ratsiraka rentre définitivement au pays, mais pas pour jouir tranquillement de sa retraite. Arrivé le matin du 18 avril 2013, il rejoignit directement la Centre de Conférence International d’Ivato pour assister à la cérémonie d’ouverture du sommet organisé par la FFKM pour favoriser la réconciliation nationale, et dont il revendique haut et fort la paternité. En effet, lors de son passage en 2011, Ratsiraka avait déjà évoqué la nécessité d’organiser et favoriser un dialogue malgacho-malgache avec une nouvelle réorganisation de l’Exécutif. Il fera par ailleurs une ou deux propositions allant dans ce sens après les consultations effectuées par la FFKM au sein de ses antennes régionales suite aux résolutions prises lors de la séance préliminaire du premier jour. Fidèle à son image, l’Amiral Rouge continuera jusqu’à son dernier souffle à influer sur le cours de la politique du pays, allant jusqu’à ironiser certains de ses détracteurs qui ont fait circuler selon lui des rumeurs sur son décès.

La FFKM a donc fini par reprendre du service après plusieurs tentatives avortées. Gangrénée par les différents courants politiques qui ont fini par l’infecter, le conseil des églises a fini par réussir à réunir autour de lui tous les acteurs de la vie politique malgache, du moins pendant la première journée. En effet, ses dirigeants n’ont eu cesse de répéter pendant les jours précédents le sommet, que l’objectif était d’accompagner le processus de sortie de crise et concentrer les débats sur une réconciliation nationale solide et pérenne. Pourtant, certaines entités prenant part activement à la réalisation de ce sommet ont clairement exprimé leurs intentions réelles lors des débats. L’occasion pour la FFKM de reblanchir son image et de se positionner en tant que neutre ne fit que l’enfoncer encore un peu plus dans les méandres de la politique, la discréditant un peu plus aux yeux de plusieurs observateurs et de la population, allant jusqu’à se mettre à dos la communauté internationale.

 

Du nouveau, rien que du nouveau avec du vieux

Le jeu de mots peut être mal pris, mais ceci est valable à tous les échelles, à commencer par le dialogue malgacho-malgache lui-même. Depuis 2009, moults appels au dialogue ont été lancés, mais les intérêts personnels et politiques des uns et des autres firent capoter toutes les tentatives. On ria au nez de Didier Ratsiraka quand ce dernier avait émis cette idée, en le traitant de sénile décalé et hors de la réalité. Son idée cependant reçut un écho auprès de certains acteurs de la vie politique et de la société civile, rejoignant les vieux projets non réalisés et irréalisables jusque là. L’autre ex-président Zafy Albert reprend également du service. Fidèle à ses idéaux fédéralistes, il propose avec sa mouvance la tenue d’un référendum constitutionnel en amont des élections pour laisser le peuple choisir entre deux types de Constitution qui régiront la IVe République. L’ancien vice-président de la Cour Internationale de Justice de La Haye tente de proposer son idée d’une nouvelle transition composée de techniciens-technocrates et « neutre » avec pour but de rétablir l’Etat de Droit et de refonder entièrement les bases de l’Etat. Au final, près de 200 partis et organisations diverses souhaitent aujourd’hui prendre tout bonnement les rênes du pouvoir, prétextant l’apport d’une ère nouvelle pour remplacer la gabegie actuelle. Toutes ces idées présentées comme nouvelles ressemblent aux crises qui ont traversé le pays, à savoir, cycliques. Cycliques dans le sens où elles reviennent périodiquement sur le tapis, sans avoir pu être appliqué pour autant, soit par manque de volonté, ou tout simplement car elles étaient utopiques, irréalistes et ne récoltant pas l’adhésion de la majorité. Majorité. Terme subjectif controversé que tout le monde dénonce mais qu’on essaie de faire valoir à sa cause à la moindre occasion. Quand Rajoelina affirmait répondre aux attentes de la majorité des malgaches en renversant Ravalomanana en 2009, on lui reprocha d’oser parler de cette majorité. Ravalomanana a pendant longtemps déclaré continuer à représenter la voix de la majorité des malgaches. Son fameux « 1er tour dia vita » en est un autre exemple, ce qui fut ultérieurement infirmé après le décompte total des voix exprimés lors de l’élection l’opposant à Ratsiraka. Un décompte inutile car son prédécesseur dut prendre la fuite et s’exiler après des mois d’affrontements et de paralysie de l’île.  Lorsque le communiqué émanant de l’organisation du sommet fut publié, il y fut clairement écrit que « De ce fait, la HAT et les 11 entités politiques, qui ont signé la feuille de route de la SADC, se retrouvent en minorité, sur l'échiquier politique nationale. ». En minorité par rapport à quoi ? Par rapport au nombre de partis présents ? Par rapport aux voix qu’ils représentent ? Dans un pays où personne n’est élu depuis 4 ans maintenant, n’importe qui pour finir peut se prétendre majoritaire et déclarer les autres de minoritaires sur la base de jugements bassement personnels et démunis de toute objectivité, en s’accaparant au passage les voix de la majorité silencieuse. Encore une autre majorité, qui plus est silencieuse. Pas si silencieuse car ses voix permettent au final de se considérer comme étant du plus grand nombre sans qu’on ne sache sur quels critères se baser. Les vieilles croyances, les vieilles pratiques, rien de neuf au final, que du réchauffé.

 

REFONTE ET ELECTIONS

Refonder la République à tous les niveaux ? OUI. Trois fois OUI, Mille fois OUI même ! Qu’on commence à poser la première pierre, qu’on commence à déconstruire et reconstruire les bases. Qu’on refonde le fonctionnement et les orientations de l’Exécutif, qu’on attribue pleinement son rôle au Législatif avec de vrais compétents, et que l’on accorde une réelle indépendance à la Justice. Mais tout cela ne se fera pas comme ça, d’un clap des mains, et décider de l’immédiat des 21 millions de malgaches en étant 400 réunis dans une salle. Tout cela va prendre du temps, car non seulement il y aura une partie technique à initier, mais il va bien falloir éduquer les gens, à commencer par ceux qui vont travailler avec les décideurs au sein des institutions. Tout le monde s’accorde sur la nécessité de sortir de la Transition, et on s’en rapproche. Que les idées et résolutions prises lors de ce sommet soient précieusement gardées et préservées jusqu’à l’avènement du prochain Président. Pourquoi ne pas proposer à tous les candidats à la magistrature suprême de signer un engagement de mise en route et d’application desdites résolutions une fois qu’il ou elle sera élu ? Le ras-le-bol de la période transitoire va grandissant, et beaucoup aspirent aux élections. De ces élections organisées par la CENI-T et supervisées par la communauté internationale sortiront des élus, choisis par la MAJORITE, qu’il/elle soit Président(e) ou Député(e) ou Maire etc.  Le premier quinquennat de la IVe République quant à lui pourrait et devrait même servir de phase transitoire, de refonte, pour bâtir le Madagascar de demain. Ce chantier impliquera conjointement toutes les forces vives du pays pendant plusieurs années. Tout est question de volonté, de volonté de travailler ensemble, de volonté d’unir les forces, savoirs et compétences. A cette volonté s’oppose une plaie infectieuse et béante dénommée vanité, gangrène fatale du développement, et qu’on se doit désormais d’éviter ou de soigner au plus vite mais de la meilleure manière. Rome n’a pas été bâtie en un jour, ce sera bien plus pour Madagascar, mais il le faut… car  il le vaut bien !

MM/AT

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Madagascar Mitsangana Magazine - Une Webzine Pour Vous Et Par Vous

Dans notre logique de plateforme participative, nous venons de lancer Mitsangana Magazine, la Webzine de Mitsangana Madagascar. Son contenu est ouvert à tous, vous y trouverez différentes rubriques: Actualités, Opinions, Témoignages, Petites Annonces et Forum.

Mis à part des articles issus de différentes sources journalistiques que nous ne manquons pas de citer, vous y trouverez également certains autres tirés des blogs d'internautes mais aussi des analyses et des témoignages pour encore mieux exprimer votre vécu, vos expériences et vos ressentis.

MADAGASCAR MITSANGANA WebZine

Prenez part au développement du magazine en y apportant votre contribution en nous faisant parvenir vos articles ou textes à : madamitsangana2@gmail.com

Notre développement dépend de votre participation, ensemble nous constituons une vraie équipe. En échangeant nos opinions, aussi différentes soient-elles, nous ne pouvons que faire avancer les débats.

N'hésitez plus, rejoignez-nous, exprimez-vous!

***Alefa ! ! !

Manao Ahoana et Bienvenue !

ADAGASCAR DEBOUT - MITSANGANA Madagascar ! * STOP A LA CRISE POLITIQUE !

     Une initiative citoyenne dans un but rassembleur a vu le jour sur Facebook le 9 décembre 2009 suite à la tenue de Maputo III et compte tenu de la réaction des dirigeants actuels de la Transition face à l’initiative des 3 mouvances.

     Plus de 2400 personnes ont rejoint l’initiative en quatre mois et demi d’existence et la pétition en ligne intitulée

                                          "STOP A LA CRISE ! – AMPIO NY TANINDRAZANA !"

     lancée le 14 décembre 2009, a récolté près de trois cent signatures depuis son lancement, regroupant des personnes de tous horizons, de toutes origines, issus des différentes mouvances et tendances avec comme seul but de lancer un appel pour mettre fin à cette crise politique qui secoue et malmène Madagascar depuis près d’une année déjà !

Pourquoi « Madagascar Debout » ?

     Nous voyons souvent les choses tête à l'envers, il faut choisir un parti, un camp, une opinion, et après vouloir tendre vers l'unité, ce qui est juste INFAISABLE et bouche totalement les possibilité d'UNITE intègre, garante d'un poids assez conséquent en période de crise, inversons la tendance, tentons déjà de lutter contre le "diviser pour mieux régner" acceptons nous avec nos pluralités politiques, et de cette manière, si l'objectif est atteint, nous aurons plus de portes de sortie au niveau de ce que nous voulons faire entendre.

     Il est également essentiel que nous commencions à récolter sur le terrain les ressentis des classes qui ne peuvent avoir notre confort d'expression, également incontournable que l'on fasse entendre la diaspora malgache, en ce qu'elle a apporté à la société, au même titre que les résidents.

Il est important de savoir travailler avec ceux qui n'ont pas notre opinion, car ensemble dans le même navire. C'est aussi une mentalité politique innovante et jeune que celle-ci, de vouloir faire de la politique chargée de se soucier et d'être à l'écoute, et non d'interdire, sanctionner, s'imposer. Ici aucun siège à braver, si non celui d'être respecté et entendu parce que fort du nombre

 

                                

    Se rassembler comme mot d’ordre, ***ALEFA! comme leitmotiv !

 

     SE RASSEMBLER est le début de toute belle et grande chose, autant que de prendre une carte de membre dans un parti, afin d'affirmer sa position, sa mentalité, "ALEFA !" semble être quelque chose qui fonctionne, mais avant tout débat, il est un devoir de bâtir une ossature durable ; partout ailleurs il est question de rouge et de noir, de rejet et de repli sur sa petite personne, d’opinion imposée et on le sait bien, ceux qui subissent le plus n'ont pas la voix qui porte assez loin, cette masse là il faut la représenter, et il faut tenter d'en épouser la forme, et le fond, en maintenant les exigences autres.

 

Nous n'avons pas besoin d'encourager untel ou untel, nous avons besoin des pro Marc Ravalomanana, des pro Andry Rajoelina, des  pro Didier Ratsiraka et des pro Albert Zafy, mais nous avons également besoin de cette majorité silencieuse, aussi barbare soit ce terme, car elle regroupe ceux qui souffrent dans leur tête et dans leur chair, ceux qui ont leur cœur qui bat avec Madagascar, qu’ils soient Malgaches vivant au pays ou à l’étranger, qu’ils soient Zanatany,  Vazaha ou autre, parce que la pluralité d’opinion et de vision politique fait la richesse, il n'y a pas de problème à se dire que tous ces "pro" et les indécis font partie du même bateau, et sont tous dans la même galère, avec multiples échelles de valeurs qui composent un ensemble.

Gardons une place particulière pour la masse de la population qui n'a ni mode d'expression à faisceau large, ni moyens suffisants lui permettant le recul, l'analyse, la comparaison, quand souvent ils connaissent leurs Devoirs sans trop exiger les Droits de base, les besoins principaux qui doivent héberger une vie de famille, un Homme debout, un besoin d'Avenir et d'Espoir.

 

Un Élan Commun Pour Une Action Commune.

 

     Comme il a été maintes fois répété, le but premier de cette initiative est le RASSEMBLEMENT. Faire bloc, faire face, tous ensembles, toutes entités mélangées. Dans le souci de bien correspondre aux attentes du plus grand nombre, mise à part la pétition que nous avons lancée en tant que première initiative, la suite des actions à mener sera  définie sur la base des idées récoltées auprès des membres du groupe facebook, et de la formation ***ALEFA!.

Toute action à suivre demeurera conforme à notre esprit premier de rassemblement, tout en restant APOLITIQUE autant que faire se peut.

Beaucoup cependant doutent réellement du caractère apolitique de notre action, elle l’est pourtant. Il existe déjà plusieurs sites, blogs, groupes sur Internet qui militent en faveur de telle ou telle mouvance, nous n'avons nullement l’intention de nous embarquer dans cette voie, pour surtout nous diriger dans la direction opposée, car le choix d’une tendance politique accroît un peu plus cette division qui lamine aujourd’hui la base et l’âme même de la société malgache.

    

Ce terrain apolitique ouvre une nouvelle voie encore inexplorée, celle de l'action libre car ne nuisant aucunement au contexte d'opinion en place. Il est essentiel de mesurer la dimension d'une énergie formée par vous, par nous... pour NOUS. Il est essentiel également de nous mobiliser fortement et activement pour ne servir qu'un Supérieur : LA NATION.

 

                                                         Initiative Ouverte et Pluralité.

 

 

    Chaque membre du groupe est libre de faire part de ses idées dans le but qu'elles soient entendues, et étudiées, à la hauteur de ce qui est humainement réalisable. La pluralité des opinions enrichit encore plus la diversité de nos actions à venir, et le nombre croissant des personnes adhérant à cette cause ne peut que donner un peu plus de poids aux valeurs que nous défendons et à cette UNITE qui a été durement malmenée au cours des mois précédents.

 

Accédez au groupe sur le réseau facebook @ « MADAGASCAR DEBOUT - MITSANGANA Madagascar ! * STOP A LA CRISE POLITIQUE ! »

La pétition est accessible directement via le site ***Alefa ! ou à l’adresse suivante : http://5833.lapetition.be/  ( Chaque participant à la pétition recevra un email de validation à cliquer dans sa boîte de réception, à l’adresse qu’il aura indiqué à la signature de l’initiative, et ce toujours afin d'authentifier chaque signataire. )

 

 Vous pouvez donc rejoindre l'énergie ***ALEFA! trés facilement, et c'est avec plaisir qu'ensemble, nous sommes,

et qu'ensemble, nous Deviendrons.

 

"Hazo tokana tsy mba ala, Akanga maro tsy vakin' amboa, Erikerika mahatondra-drano"

"Un seul arbre ne fait pas la forêt, Un chien ne peut défaire un troupeau de pintades unies, L'accumulation des gouttes d'une pluie fine peut entraîner une inondation"

°*°*L'UNION FAIT LA FORCE*°*°

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