ETAT DES LIEUX ET REFLEXIONS

  • Par alefa
  • Le 23/04/2013
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ETAT DES LIEUX ET REFLEXIONS

 

Suite à la publication du Rapport de la Commission de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine publié sur son site, l'institution prend en considération, à travers une large rétrospective, les avancées dans l'application de la Feuille de Route depuis sa signature le 17 septembre 2011, en passant par la nomination d'Omer Beriziky au poste de Premier Ministre du Gouvernement d'Union Nationale jusqu'à la désignation de Lalao Ravalomanana par son mari pour le représenter, lui et sa mouvance à l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu se tenir le 24 juillet 2013.


"2. Des progrès significatifs ont été enregistrés dans la mise en place des principales institutions de la transition telles que prévues par la Feuille de route en ses articles 1 à 9. Dans ce cadre, les Parties signataires de la Feuille de route ont réussi à mettre en place les institutions transitoires suivantes: le Président de la Transition, le Premier ministre de consensus, le Congrès de Transition (CT), le Conseil supérieur de Transition (CST) et la Commission électorale nationale indépendante de la Transition (CENI-T)."
A celles-ci se rajoutent une Cour Électorale Spéciale récemment mise en place, en charge de la réception des candidatures, de leurs validations, des contentieux relatifs aux élections et de la proclamation des résultats définitifs. Dans ses décisions, la CES aura également à considérer les décisions prises par une Commission Spéciale créée au sein de la Cour Suprême en charge de l'octroi de l'amnistie "large et de plein droit" en ce qui concerne certains candidats actuellement sous le coup d'une condamnation. Il appartient également au Comité de Réconciliation Malagasy de présenter les demandes sur requête, en dehors des saisines déposées directement par les concernés auprès de la Commission Spéciale. Pour rappel, Pierrot Rajaonarivelo, actuel Ministre des Affaires Etrangères, et Voninahitsy Jean Eugène, membre du Congrès de la Transition, tous deux candidats à l'élection présidentielle font partie des bénéficiaires de l'amnistie.  


Les Trois Points Noirs de la Feuille de Route
Le premier concerne tout principalement l'ancien Président Marc Ravaomanana car si la Feuille de Route stipule et réclame le "retour à Madagascar, sans conditions, de tous les citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques", son cas demeure objet de blocage de la part des autorités de la Transition, mais également par une bonne frange de la classe politique, y compris certains de ses partisans notamment au niveau de ses dirigeants. Cependant, Marc Ravalomanana semble lui-même avoir réglé ce problème en déclarant sa non-venue avant les élections, appuyant ainsi son engagement à ne pas se présenter aux élections, mais en le conditionnant par l'acceptation de sa décision de nommer sa femme pour le remplacer. Une non-acceptation de cette candidature l'amènerait non seulement à demander le boycott des élections, mais également à pouvoir revenir sur sa décision de renoncer à se présenter. Le deuxième point est plus sécuritaire car "l'adoption de mesures de sécurité et de confiance pour créer une atmosphère sereine et apaisée, en mettant un terme aux poursuites judiciaires engagées à l’encontre des membres de l’opposition" connait quelques balbutiements. Si le traitement des poursuites précédemment engagées sont plus du ressort du CRM et de la Commission Spéciale, la question de la sécurité demeure problématique. Les agissements des membres des forces de l'ordre lors de l'opération anti-dahalo "Tandroka" et les accusations d'"atteintes aux libertés fondamentales" viennent noircir le tableau sans compter l'insécurité ambiant qui sévit dans plusieurs régions de l'île, que ce soit dans les grandes villes, en périphérie, ou le long des routes nationales. Des atteintes aux libertés fondamentales relatives notamment au droit de retour sur le sol malgache, dont le cas de Lalao Ravalomanana lors de son refoulement manu militari à l'aéroport d'Ivato après une tentative de retour avortée en juillet 2012, et la fermeture de plusieurs stations radios et TV pour non-conformité avec la législation en vigueur par Rolly Mercia, Ministre de la Communication, récemment déchu de sa fonction de porte-parole du Gouvernement qu'il partageait avec la Ministre de la Culture et du Patrimoine, Elia Ravelomanantsoa.


Décisions et mesures d'apaisement
Le fait d'avoir déchu le Ministre de la Communication précédemment cité de sa fonction de porte-parole du Gouvernement d'Union Nationale est considéré par certains observateurs comme un signe d'apaisement. Connu aussi bien pour sa proximité avec le Président de la Transition que pour ses diatribes et ses virulentes déclarations, il était considéré par les opposants comme le principal décideur en matière de liberté ou de privation d'expression notamment dans les médias. Parmi les éternels requêtes demeure toujours l'accès de façon équitable aux antennes de la radio et de la télévision nationale pour les opposants. Ces derniers continuent de faire face à de fortes restrictions en ce qui concerne les autorisations de manifester, même si les donnes sont en train de changer à l'approche de la campagne électorale. L'autre mesure constatée concerne les exilés politiques, à commencer par l'ancien Président Didier Ratsiraka, revenu au pays définitivement après un premier passage en novembre 2011. Un retour pourtant annoncé comme intéressé car il revient le même jour que l'ouverture du sommet organisé par le FFKM, initiative dont il se réclame être à l'origine et durant lequel il présentera des propositions de sortie de crise (sujet traité ci-bas). En dehors du processus d'amnistie qui suit son cours, il est à noter qu'à part Marc Ravalomanana, les membres de sa famille, y compris son épouse dont la mère était déclarée comme étant dans un état médical critique, ont été autorisés à rentrer au pays, même si le séjour de cette dernière a été conditionnée.


Lalao Ravaolomanana
Autorisée enfin à renter au pays après plusieurs tentatives de retour avec son mari qui se sont soldées par l'émission de NOTAMs, et d'une autre en compagnie de sa belle-fille qui s'est terminée par un refoulement musclé et un retour en Afrique du Sud via Bangkok, Lalao Ravalomanana séjourne à Madagascar depuis le 12 mars 2013 sous certaines conditions, dont celle de ne faire aucune déclaration politique, mais également de ne participer à aucune manifestation à caractère politique. Initialement, son retour était lié à l'état de santé de sa mère gravement malade et hospitalisée depuis des semaines dans une clinique de la capitale. Lalao Ravalomanana se retrouve cependant désignée candidate à l'élection présidentielle de juillet par son mari suite au conclave organisé par ce dernier à Prétoria avec les principaux leaders de sa mouvance le 14 mars dernier. Par cette candidature, Marc Ravalomanana conditionne son non-retour à Madagascar avant les élections et la participation de sa mouvance aux échéances électorales. Il rappelle au passage avoir été le premier à se désister pour la course à la magistrature suprême, forçant par la même le Président de la Transition à lui emboîter le pas et adhérer à la théorie du Ni-Ni (Ni Ravalomanana, Ni Rajoelina), décision sur laquelle il menace de revenir si la Cour Électorale Spéciale ne valide pas la candidature de sa femme, et réclamer de nouveau son retour. Pleinement conscient de la situation et des conditions de séjour de son épouse, l'ancien président joue son va-tout à travers ce forcing malgré comme le souligne le rapport de la CPS-UA "la loi organique No 2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la 4èmeRépublique stipule que tout candidat à l’élection présidentielle doit résider sur le territoire de la République de Madagascar depuis au moins six mois avant le jour de la date limite fixée pour le dépôt des candidatures et être domicilié sur le territoire de la République de Madagascar au jour du dépôt du dossier de candidature. Rentrée à Madagascar, le 12 mars 2013, sous certaines conditions, l’une d’entre elles étant de ne faire aucune déclaration politique ou ne participer à aucune manifestation politique, Mme Lalao Ravalomanana ne remplit manifestement pas les conditions requises."


Conflits Internes
L'annonce de la désignation de Lalao Ravalomanana comme candidate de la mouvance de l'ancien président n'a pas fait que des heureux au sein de ses militants mais surtout de ses dirigeants car elle a tout bonnement freiné les élans de certains qui se voyaient déjà en haut de l'affiche depuis le retrait de leur chef. Au fil des dernières semaines, poussés par les appels lancés par certains militants et cadres, certains ont multiplié les déplacements en province et les visites sur terrain ainsi que les déclarations assassines (mais de velours afin de ne pas trop froisser les possibles futur(e)s allié(e)s-concurrent(e)s) afin de se positionner en tant que favori(e)s. Un élan très vite stoppé par leur chef en la personne de Marc Ravalomanana, forcé de reprendre la main sur toutes ces ambitions, avant de voir sa mouvance s'effriter et perdre toutes chances de reconquérir un jour le pouvoir. En parallèle, la désignation ne fait pas l'unanimité malgré les déclarations de façade. Au sein des militants, la division est encore plus nette, non pas par rapport à Lalao Ravalomanana elle-même, mais par principe. Si d'un côté les fervents supporters de "Neny" et de "Dada" se retrouvent à travers le transfert de flambeau du mari vers la femme, d'autres contestent le pantinisme de celle-ci, ne servant que de prête-nom et d'outil de substitution au service de l'ancien président, Lalao Ravalomanana n'ayant jamais exercé de fonction politique auparavant ni même agit dans ce domaine. Cette dernière se présentera d'ailleurs sous les couleurs de la Mouvance et d'un nouveau parti dénommé "Zanak'i Dada", le ministère de l'Intérieur ayant dernièrement statué sur le conflit entre Marc Ravalomanana et Raharinaivo Andrianantoandro sur la propriété du parti TIM en faveur de ce dernier qui en a toujours réclamé la paternité et la direction légale. Ce conflit est né de la scission entre les membres du parti lorsque Raharinaivo, Emile Ratefinananahary et d'autres ont décidé de rejoindre les institutions de la Transition ante-Feuille de Route. Nombre des partisans de l'ancien président ne leur ont pas pardonné cet acte qualifié de traîtrise et de retournement de veste, et se prononcent aujourd'hui contre la réintégration de certains de ces personnages au sein de la famille d'origine.
Du côté des dirigeants de la Transition, le temps n'est pas non plus au beau fixe. Hajo Andrianainarivelo, longtemps pressenti pour devenir le poulain d’Andry Rajoelina, le Vice-Premier Ministre en charge du Développement et de l’Aménagement du Territoire a préféré voler de ses propres ailes et s’est affranchi d’un quelconque adoubement, se débarrassant du même coup (du moins en partie) de l’étiquette TGV/HAT ne pouvant que l’handicaper. Il a entraîné dans son sillage plusieurs membres de l’ancien entourage du Président de la Transition et d’autres partis satellitaires, dont le Leader Fanilo, dernier en date à avoir annoncé son ralliement. Sa candidature s’est également vue renforcée suite à la désignation par le TGV d’Edgard Razafindravahy, actuel PDS de Tananarive, au poste de Secrétaire Général et candidat du parti à l’élection présidentielle, à la suite du congrès du parti. Lors de ce congrès justement, plusieurs noms ont circulé pour ravir ce poste, dont celui de l’ancien Premier Ministre de la HAT Camille Vital, actuel ambassadeur à Genève à la Représentation Permanente de Madagascar auprès des Nations Unies, et Hery Rajaonarimampianina, actuel Ministre des Finances. A l’issue d’un vote très controversé et d’un comptage des voix hors de la présence des divers délégués, Edgard Razafindravahy a été déclaré vainqueur. Des contestations ont de suite suivi cette annonce et dès sa sortie de la salle, l’ancien Premier Ministre s’est retrouvé assailli par une foule réclamant sa candidature et réfutant celle du PDS, car non représentatif de la lutte qu’ils ont mené depuis 2009 selon leurs dires. Après quelques jours de réflexion, l’ancien Premier Ministre a déclaré se lancer lui aussi dans la course à la présidence en tant que candidat libre répondant ainsi positivement à toutes les sollicitations qu’il a reçues, et ralliant à sa cause les mécontents du TGV dont certains ex-proches de Rajoelina, esseulant encore un peu plus le Président de la Transition.

 

Didier Ratsiraka et la FFKM

Celui qui régna en maître sur Madagascar pendant 16 ans et qui dût s’exiler après le conflit qui l’opposa à Marc Ravalomanana vient donc de reposer ses valises au pays, et pour la dernière fois selon ses dires. Didier Ratsiraka rentre définitivement au pays, mais pas pour jouir tranquillement de sa retraite. Arrivé le matin du 18 avril 2013, il rejoignit directement la Centre de Conférence International d’Ivato pour assister à la cérémonie d’ouverture du sommet organisé par la FFKM pour favoriser la réconciliation nationale, et dont il revendique haut et fort la paternité. En effet, lors de son passage en 2011, Ratsiraka avait déjà évoqué la nécessité d’organiser et favoriser un dialogue malgacho-malgache avec une nouvelle réorganisation de l’Exécutif. Il fera par ailleurs une ou deux propositions allant dans ce sens après les consultations effectuées par la FFKM au sein de ses antennes régionales suite aux résolutions prises lors de la séance préliminaire du premier jour. Fidèle à son image, l’Amiral Rouge continuera jusqu’à son dernier souffle à influer sur le cours de la politique du pays, allant jusqu’à ironiser certains de ses détracteurs qui ont fait circuler selon lui des rumeurs sur son décès.

La FFKM a donc fini par reprendre du service après plusieurs tentatives avortées. Gangrénée par les différents courants politiques qui ont fini par l’infecter, le conseil des églises a fini par réussir à réunir autour de lui tous les acteurs de la vie politique malgache, du moins pendant la première journée. En effet, ses dirigeants n’ont eu cesse de répéter pendant les jours précédents le sommet, que l’objectif était d’accompagner le processus de sortie de crise et concentrer les débats sur une réconciliation nationale solide et pérenne. Pourtant, certaines entités prenant part activement à la réalisation de ce sommet ont clairement exprimé leurs intentions réelles lors des débats. L’occasion pour la FFKM de reblanchir son image et de se positionner en tant que neutre ne fit que l’enfoncer encore un peu plus dans les méandres de la politique, la discréditant un peu plus aux yeux de plusieurs observateurs et de la population, allant jusqu’à se mettre à dos la communauté internationale.

 

Du nouveau, rien que du nouveau avec du vieux

Le jeu de mots peut être mal pris, mais ceci est valable à tous les échelles, à commencer par le dialogue malgacho-malgache lui-même. Depuis 2009, moults appels au dialogue ont été lancés, mais les intérêts personnels et politiques des uns et des autres firent capoter toutes les tentatives. On ria au nez de Didier Ratsiraka quand ce dernier avait émis cette idée, en le traitant de sénile décalé et hors de la réalité. Son idée cependant reçut un écho auprès de certains acteurs de la vie politique et de la société civile, rejoignant les vieux projets non réalisés et irréalisables jusque là. L’autre ex-président Zafy Albert reprend également du service. Fidèle à ses idéaux fédéralistes, il propose avec sa mouvance la tenue d’un référendum constitutionnel en amont des élections pour laisser le peuple choisir entre deux types de Constitution qui régiront la IVe République. L’ancien vice-président de la Cour Internationale de Justice de La Haye tente de proposer son idée d’une nouvelle transition composée de techniciens-technocrates et « neutre » avec pour but de rétablir l’Etat de Droit et de refonder entièrement les bases de l’Etat. Au final, près de 200 partis et organisations diverses souhaitent aujourd’hui prendre tout bonnement les rênes du pouvoir, prétextant l’apport d’une ère nouvelle pour remplacer la gabegie actuelle. Toutes ces idées présentées comme nouvelles ressemblent aux crises qui ont traversé le pays, à savoir, cycliques. Cycliques dans le sens où elles reviennent périodiquement sur le tapis, sans avoir pu être appliqué pour autant, soit par manque de volonté, ou tout simplement car elles étaient utopiques, irréalistes et ne récoltant pas l’adhésion de la majorité. Majorité. Terme subjectif controversé que tout le monde dénonce mais qu’on essaie de faire valoir à sa cause à la moindre occasion. Quand Rajoelina affirmait répondre aux attentes de la majorité des malgaches en renversant Ravalomanana en 2009, on lui reprocha d’oser parler de cette majorité. Ravalomanana a pendant longtemps déclaré continuer à représenter la voix de la majorité des malgaches. Son fameux « 1er tour dia vita » en est un autre exemple, ce qui fut ultérieurement infirmé après le décompte total des voix exprimés lors de l’élection l’opposant à Ratsiraka. Un décompte inutile car son prédécesseur dut prendre la fuite et s’exiler après des mois d’affrontements et de paralysie de l’île.  Lorsque le communiqué émanant de l’organisation du sommet fut publié, il y fut clairement écrit que « De ce fait, la HAT et les 11 entités politiques, qui ont signé la feuille de route de la SADC, se retrouvent en minorité, sur l'échiquier politique nationale. ». En minorité par rapport à quoi ? Par rapport au nombre de partis présents ? Par rapport aux voix qu’ils représentent ? Dans un pays où personne n’est élu depuis 4 ans maintenant, n’importe qui pour finir peut se prétendre majoritaire et déclarer les autres de minoritaires sur la base de jugements bassement personnels et démunis de toute objectivité, en s’accaparant au passage les voix de la majorité silencieuse. Encore une autre majorité, qui plus est silencieuse. Pas si silencieuse car ses voix permettent au final de se considérer comme étant du plus grand nombre sans qu’on ne sache sur quels critères se baser. Les vieilles croyances, les vieilles pratiques, rien de neuf au final, que du réchauffé.

 

REFONTE ET ELECTIONS

Refonder la République à tous les niveaux ? OUI. Trois fois OUI, Mille fois OUI même ! Qu’on commence à poser la première pierre, qu’on commence à déconstruire et reconstruire les bases. Qu’on refonde le fonctionnement et les orientations de l’Exécutif, qu’on attribue pleinement son rôle au Législatif avec de vrais compétents, et que l’on accorde une réelle indépendance à la Justice. Mais tout cela ne se fera pas comme ça, d’un clap des mains, et décider de l’immédiat des 21 millions de malgaches en étant 400 réunis dans une salle. Tout cela va prendre du temps, car non seulement il y aura une partie technique à initier, mais il va bien falloir éduquer les gens, à commencer par ceux qui vont travailler avec les décideurs au sein des institutions. Tout le monde s’accorde sur la nécessité de sortir de la Transition, et on s’en rapproche. Que les idées et résolutions prises lors de ce sommet soient précieusement gardées et préservées jusqu’à l’avènement du prochain Président. Pourquoi ne pas proposer à tous les candidats à la magistrature suprême de signer un engagement de mise en route et d’application desdites résolutions une fois qu’il ou elle sera élu ? Le ras-le-bol de la période transitoire va grandissant, et beaucoup aspirent aux élections. De ces élections organisées par la CENI-T et supervisées par la communauté internationale sortiront des élus, choisis par la MAJORITE, qu’il/elle soit Président(e) ou Député(e) ou Maire etc.  Le premier quinquennat de la IVe République quant à lui pourrait et devrait même servir de phase transitoire, de refonte, pour bâtir le Madagascar de demain. Ce chantier impliquera conjointement toutes les forces vives du pays pendant plusieurs années. Tout est question de volonté, de volonté de travailler ensemble, de volonté d’unir les forces, savoirs et compétences. A cette volonté s’oppose une plaie infectieuse et béante dénommée vanité, gangrène fatale du développement, et qu’on se doit désormais d’éviter ou de soigner au plus vite mais de la meilleure manière. Rome n’a pas été bâtie en un jour, ce sera bien plus pour Madagascar, mais il le faut… car  il le vaut bien !

MM/AT

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